mercredi 7 juin 2017

L'ambition face au réalisme

Bonjour !

Au début je voulais titrer "et après ?" de la question que ne cessent de poser mes parents, ou "le futur" mais, finalement "l'ambition face au réalisme" tire précisément l'essence de mon problème (au premier sens du terme). Il y a quelques semaines, Joséphine de La Plume Grise écrivait un article pour faire part de ses doutes concernant son orientation, son avenir, la direction qu'elle devait donner à sa vie après sa Licence, etc. Cet article a trouvé une certaine résonance en moi parce que je suis dans une situation similaire.

Hier on nous a envoyé par mail notre moyenne de l'année ; avec un peu plus de douze j'ai mon année et avec elle ma Licence d'Histoire et se pose la question de ce que je vais faire maintenant. Au début, il n'y avait pas beaucoup de doutes : école de journalisme, d'ailleurs c'était bien pour ça que j'avais choisi une Licence d'Histoire... je le croyais. En fait, quand mes parents m'ont fait la remarque, je me suis rendue compte que sans doute ce n'était pas la vraie raison. J'ai choisi l'Histoire pour moi, parce que j'avais envie, parce que j'avais le pressentiment que ça me plairait et que ça me servirait pour mes romans et par chance c'était une voie d'accès aux écoles de journalisme... Au final, si je m'étais vraiment renseignée pour faire une voie béton pour le journalisme j'aurais sans doute choisi une autre voie ; il y a des facs qui proposent des filières avec des liens faits avec le journalisme. Mais au début il n'y avait pas de doutes : Licence puis concours puis école de journalisme puis au boulot. Sauf qu'en trois ans j'ai eu le temps de changer, d'évoluer et de m'intéresser à de nouvelles choses.

Comme au sport. Seulement c'est un peu tard pour passer le concours de Lille pour une formation en journalisme sportif. Je n'ai absolument pas les connaissances générales pour réussir le concours et absolument pas le temps, matériellement et hors les autres occupations, pour combler le gouffre de mon insavoir (pas sûre que le mot existe). J'ai regardé les annales et je ne peux pas répondre aux questions précises : je ne peux pas redonner leur numéro de maillot aux athlètes (qui ça intéresse, d'ailleurs ? :P). Je n'ai presque pas suivi l'actualité cette année, donc je suis ignare. Ignare parmi ceux qui se seront préparés de leur côté, parmi ceux qui auront eu la prépa en ligne, parmi ceux qui sortiront d'une Licence option journalisme dont la dernière année est exclusivement réservée à la préparation des concours. Autrement dit je n'ai absolument aucune chance de réussir ces concours. Et je n'en ai pas non plus envie. Je n'ai pas envie de reprendre les études.

C'est sans doute là que ça coince. Parce que l'on attache beaucoup d'importance aux études, en témoigne l'entrée en matière de Joséphine : "Un titre presque… affolant, je l’admet !" (elle titrait alors : "et si j'arrêtais mes études ?"). Le plan pour moi c'est un Service Civique en radio (on y croit) et même si je n'en trouve pas je pourrais sans doute continuer de travailler dans la radio où je suis actuellement bénévole. Et là vient la grande question : et après ? Bonne question. J'y ai pas trop réfléchi, à vrai dire. Je voudrais bien devenir Maître Chien, mais très concrètement je suis au point mort physiquement. Et après... Après j'envoie des CV à tours de bras et croise les doigts ?

J'ai fait une espèce de test sur Studyrama. Je suis "entreprenante" à huit (sur huit apparemment) et "réaliste" à deux virgule soixante-quinze. C'est tellement vrai... ! Je sais que je ne suis pas réaliste, que les plans ne sont pas réalistes, que mon ambition je peux sans doute la ranger dans ma poche parce qu'en vrai je n'aurais pas les moyens de la réaliser, que les choses ne sont pas comme dans un rêve et que le hasard (d'ailleurs je pense que rien n'arrive par hasard) ne pousse pas toujours dans la direction que l'on souhaite. Mais seulement, voilà, tout le problème est là : si je me range au réalisme je me range aussi au pessimisme. Parce que la version réaliste c'est la version résignée. Si je reviens au réalisme je peux me suicider tout de suite et encourager tous celles et ceux de ma génération à le faire.

Bien que l'on soit attaché au diplôme dans notre pays une Licence en Sciences Humaines ne sert pas à grand-chose (bien que ce soit très enrichissant), et même en poursuivant les études il n'est pas dit qu'on trouve du travail avec un Bac+5 parce que les entreprises et autres organismes demandent souvent deux ou trois ans d'expérience qu'aucun ne veut être le premier à donner : c'est un cercle vicieux duquel il est difficile de sortir. Pas de travail ça veut dire pas de logement, pas d'indépendance. Ça et le fait que je sois une jeune femme (donc biologiquement apte à avoir des enfants) et je peux toujours courir pour trouver un emploi rapidement. Si je me range au réalisme je me range aussi au fatalisme (sans juste-milieu, c'est sans doute malheureux xD).

Je crois que l'on ne peut pas être à la fois entreprenant et à la fois réaliste et que c'est pour ça que le fossé entre les deux résultats du test est si important. Je crois qu'au fond aucun ambitieux ne peut vraiment prétendre être réaliste parce que quand on veut faire de grandes choses on pense grand et on pense simple (ça veut pas dire facile) à la fois. L'argument selon lequel "les choses ne sont pas si simples" me laisse un peu béate. Parce que ça veut dire que si c'est pas simple c'est dur (en fait "complexe" mais comme on confond "simple" et "facile"...) et que si c'est dur on n'y arrivera pas et que donc pourquoi commencer, après tout ? Sauf que ceux qui réussissent ne pensent pas comme ça. Je ne connais personne ayant réussit en ne voulant pas réussir. Parfois les choses ne sont pas simples parce qu'on n'a pas envie qu'elles soient simples et que c'est mieux de rester à l'immobilisme que de se lancer sur le chemin, de faire le premier pas de la longue route éreintante.

Je ne sais pas où je serai dans un an (en fait je ne sais même pas où je serai en Septembre), je ne sais pas ce que je ferai, je ne sais pas si je me résoudrai à me lancer dans des études de journalisme, si je trouverai du travail sans malgré toutes les personnes qui disent que si on peut atteindre le journalisme de cette manière il ne vaut mieux pas tenter, si je ferai tout à fait autre chose... Je n'en ai aucune idée. Et à vrai dire ça ne m'inquiète pas plus que ça. Pas parce que je sais pouvoir retourner chez mes parents et vivre à leurs crochets, pas parce que je compte sur les bonnes rencontres aux bons moments (quoique) mais parce que la vie.

On peut planifier tout ce qu'on veut à plus ou moins long terme, au final les choses changent. Nouveaux intérêts, nouvelles rencontres, nouvelles opportunités. La vie. Des choses que l'on ne contrôle absolument pas.

On nous demande de savoir de plus en plus tôt ce que l'on veut faire et sans erreurs. Jamais. Sauf que l'erreur est mère de réussite. L'échec c'est l'expérience et l'apprentissage, autant de soi que des autres. Et Macron qui veut empêcher les bacheliers scientifiques d'aller en littéraire à la fac... on aura tout vu. On ne peut pas savoir sans faire d'erreur, ou même sans parler d'erreur sans changer d'avis. J'ai une amie qui n'est pas du tout passionnée par ses études, qui a redoublé plusieurs fois au cours de sa scolarité, et qui pourtant est loin d'être con parce que quand elle veut elle peut. Elle s'intéresse au monde du tourisme mais elle s'y est intéressée relativement tard et je pense surtout qu'elle n'aime pas du tout les études. J'ai une autre amie qui a eu un gros moment de doute sur ses études, sur le fait de peut-être pas travailler dans leur branche mais de faire autre chose. Une autre qui s'est intéressée trop tard au métier de gendarme pour réussir les épreuves physiques et qui a dû se réorienter. J'ai un ami de collège avec qui je parle assez rarement mais qui a changé plusieurs fois de réorientation en plusieurs années. J'ai une des camarades avec qui je travaille à la radio qui ne sait pas du tout ce qu'elle veut faire. Au final quand je regarde dans mes relations il n'y a que deux personnes sûres d'elles qui s'engagent sur leur voie sans ciller. Proportionnellement ça pèse lourds.

Alors c'est sans doute naïf, irréaliste, bête à manger du foin, mais j'ai décidé de ne pas m'inquiéter de ce que je ferai dans un an. Je verrai. Et bizarrement cette position ne me gêne pas du tout alors que je suis plutôt une stressée de la vie x) J'ai décidé d'attendre et de voir. Je vais faire des expériences, rencontrer des gens (l'épreuve d'une vie pour moi haha xD), et je verrai. Parce que de toute façon on peut faire tous les plans qu'on veut au final en douze ou dix mois on a l'opportunité de rencontrer des gens, de découvrir des choses, et de changer d'avis, alors tous les plans peuvent être renversés en trois minutes comme autant de quilles. Je décide de voir. J'ai confiance, bizarrement. Pas particulièrement en moi, mais en la vie. Elle peut être franchement mesquine, mais j'ai la conviction que rien n'arrive pas hasard alors je décide d'attendre et de voir. Une attente active mais une attente quand même. C'est pas que mon avenir m'intéresse pas, ou m'inquiète pas (quoique) (si je regarde mes notes, mes diplômes, etc., j'ai toutes les raisons de m'inquiéter parce qu'avec une Licence d'Histoire on fait que dalle) mais je décide de me laisser porter par les vagues.

Je choisis l'ambition au réalisme.

Qu'en pensez-vous ? Comment s'est passée votre orientation ?

Source photo – Ludwig Favre

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32 commentaires:

  1. Ton article fait vraiment du bien! ça me donne du courage de voir que beaucoup de gens sont dans le même cas que moi. En terminale j'étais comme toi durant toute l'année je me suis dit que j'irais en licence de langues appliquées, j'étais persuadé que ça me plairait et que je réussirais donc je n'ai pas vraiment pris la peine de regarder d'autre cursus; résultat des courses: pire année scolaire de ma vie! x) Moi qui sort d'un bac L la licence étaient beaucoup trop orienté économique, et la licence et la fac en générale ne m'ont pas plut du tout. J'ai postulé pour une licence privée qui allie langues et communication (et qui prépare aux concours d'école de journaliste), mais si je suis pas prise je vais devoir allé en fac d'anglais ou d'histoire et ça me fait peur parce que les débouché sont pas nombreux et ça me tente pas de devenir prof. Je comprend tellement quad tu dis que tu as choisi histoire pour toi, et je suis moi même tiraillé entre le désir de choisir un cursus 100% littéraires qui me correspond à fond et va m'enrichir, et faire des études qui me plairont moins mais auront beaucoup plus de débouchés. Contrairement à toi je n'arrive pas à faire confiance à la vie... Il faut dire qu'elle ma pas mal mener la vie dure durant cette L1. J'ai l'impression q'on est pas préparer pour les études, on est pas préparer à ce réorienter ou à trouver ça voie en générale. Je te souhaite quand même du courage et j'espère que tu auras de belles opportunités dans le futur! xx

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    1. Ravie que ça te soulage ! :)
      C'est vrai que Histoire à part prof ou recherche... Par contre anglais ça sert à tout. Dans les métiers directs y'a traducteur, prof... mais à part ça ça à l'avantage de pouvoir être mis facilement en avant dans un CV, de pouvoir t'aider à faire des choses à l'étranger... (Tiens d'ailleurs tu as pensé à Erasmus ?) Avec Histoire je peux tenter de mettre en avant le fait que j'ai du parler devant un public, travailler en équipe, etc. Voire même organiser mes idées (mais la méthodo de comment on fait un plan je gère pas du tout alors ça serait un peu limite xD). Oh, anglais attention aussi par contre... J'ai une connaissance qui avait fait classe européenne au lycée, donc l'anglais elle était calée, elle a fait fac d'anglais et comme ils reprenaient tout depuis le début ça lui a pas plu du tout ! Tu as regardé du côté des BTS etc. voire comme moi Service Civique ? Y'en a de 8-10 mois donc de quoi avoir l'équivalent d'une année scolaire en terme de temps.
      Tu sauras quand si tu es prise à la licence privée ?

      Tu sais, de mon côté la vie a pas toujours été rose tout le temps non plus :)
      Ce n'est pas qu'une impression : on n'est pas préparé parce qu'au lycée on nous apprend pas à apprendre. En fait il faudrait qu'on aille tous en prépa (et qu'on réforme la prépa au passage) et après qu'on aille en fac. Et pour la réorientation ben... c'est mal fichue parce que ça a pas été prévu. Ils ont essayé de faire un pseudo-truc avec la réforme de l'université qui s'applique en ce moment mais elle pénalise ceux qui sont sûrs de leur cursus... à ce train-là valait mieux créer une filière générale.

      C'est gentil ! Je te retourne le souhait !
      Tu sais ce que tu veux faire comme métier ou dans quelle branche tu veux être ?

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    2. oula désolé je te répond hyper en retard! Oui c'est sûre mais c'est quand même mieux de l'allié avec une autre discipline... J'avais pensé à travaillé dans l'édition après une fac d'anglais ça pourrait être pas mal. Oui il y a erasmus mais pour le moment je ne peux pas partir vu mon dossier pourri mais c'est vraiment quelque chose que je veux faire! Tu as eu l'opportunité de partir toi? Je pense faire un service civique si je ne suis prise nulle part, j'aimerais bien le faire à l'étranger ou alors près de chez moi pour ensuite partir en voyage. Les bts ne me tente pas du tout honnêtement, la plupart sont orienté scientifique ou économique/commerciale (oui je suis relou je sais). Vraiment? Dans ma fac, le niveau est assez soutenue il conseille d'avoir au préalable un b2 avant d'entrée en licence. Après l'anglais c'est vraiment un domaine qui me pose pas de problème et que j'aime beaucoup en générale. J'aurais la réponse en fin de semaine, je verrais bien... Je suis tellement d'accord la prepa c'est vraiment la voie royale qu'on devrait tous avoir! Oui c'est très mal fichu vu que pour changer de licence dans une même fac il faut passer par apb... qui fait le tirage au sort cette année. Je me voyais beaucoup faire du commerce dans le milieu de la beauté, mais vu que je préfère vachement tous ce qui est littéraire, je me vois de plus en plus faire journaliste musicale spécialisé dans le rap/hiphop pour la radio ou la presse.

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    3. T'inquiète pas pour ça ! :)
      J'aurais pu partir mais au final j'ai pas eu le courage... j'ai pas un assez bon niveau de base pour me débrouiller, que ça soit en anglais ou en espagnol, mais je pense que j'aurais aimé ça !
      A l'étranger y'a aussi le Service Volontaire Européen !
      Il me semble (enfin j'y connais rien ceci dit) qu'il y en a aussi en com' et dans les métiers plus littéraires comme le journalisme mais je sais pas s'il y en a pour l'édition. Mais je sais que ya des master (peut-être des licences) autour de l'édition.
      Ça dépend des facs alors j'imagine ! Mais oui, dans la mienne ma camarade était vraiment déçue de tout reprendre depuis le début !
      Tu me tiendras au courant :)

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  2. Moi non plus je ne sais pas trop quoi faire, mais comme toi, je ne suis pas trop inquiète, parce que pleins de choses m'intéressent, parce que je sais que je changerai d'avis et qu'une vie professionnelle et faite aussi de rencontres et d'opportunités... Je me suis presque orientée en me disant à l'avance que je me réorienterai aha ! Je trouve ça dommage qu'on nous mette trop dans la tête qu'il faut absolument choisir tout de suite, avant même d'être mature, et en plus de nous mettre la pression pour qu'on est un parcours sans faute, comme tu dis ce sont justement les essais, les erreurs (et encore je pense pas que ce soit forcément des erreurs car ça apporte forcément !) qui nous forge et qui nous aide à nous construire. Je trouverai ça vraiment aberrant qu'on oblige des élèves de S à continuer dans une filière scientifique ! (alors qu'on choisit notre filière au lycée à 15 ans !). De toutes façons il y a bien des choses à critiquer dans notre système scolaire, je sais que dans d'autres pays les étudiants peuvent choisir d'étudier des matières qui n'ont rien à voir entre elles par exemple...
    Enfin bon, bonne chance pour la suite alors j'espère que quoi que tu fasses tu seras épanouie :)

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    1. Et puis aussi, ce que j'ai oublié de dire dans l'article, c'est qu'on sait aussi que maintenant on fait plus un seul métier toute sa vie... !
      Oui, pas forcément les erreurs, tout apporte au final, mais on stigmatise l'erreur alors que l'erreur est un bon point, au final.
      C'est surtout que la filière S regorge de gens qui l'ont choisie parce que ça ouvre toutes les portes mais qu'ils ne savent pas trop quoi faire ensuite. Et si en Terminale ils ont un coup de coeur pour prof d'Histoire ben il faut qu'ils puissent y avoir accès ! J'espère qu'il reviendra sur cette idée vraiment saugrenue !

      C'est gentil ! Bonne chance à toi aussi ! :)
      Tu sais dans quoi tu vas t'orienter finalement ?

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    2. Pas vraiment, je suis DUT Techniques de Commercialisation, j'aimerais par la suite vivre une expérience à l'étranger, peut-être m'orienter vers les métiers du livre, ou du moins dans un secteur plutôt rattaché à la culture et plus proche de mes centres d'intérêts. À vrai dire j'ai pleins d'idées, plutôt des projets sur un an (service civique, dut métier du livre en année spéciale, dueti, licence professionnelle, être assistante de français à l'étranger...) mais c'est assez flou !

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    3. Ou m'orienter vers la sociologie, mais pour en faire quoi ? Telle est la question aha !

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    4. Il n'y aurait pas un moyen de lier sociologie et métiers du livre ? Par exemple en faisant une recherche sociologique sur les lecteurs, les auteurs, ou en tout cas relié à ce monde-là que tu pourrais valoriser par la suite ?

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  3. J'aime ton style d'écriture et ta façon de te poser les questions, de nous inviter à méditer avec toi. Alors je me suis dite "oh oui, je la vois bien dans le journalisme", en tout cas un métier lié à l'écriture. Ta conclusion est très positive, je suis d'accord avec toi et te souhaite du courage. Oui pour l'attente active, la pensée est créatrice et faisant confiance en la vie, elle va nous apporter la réponse, il suffit d'être attentive. Bon courage !

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    1. C'est gentil ! :) J'essaye :) J'aimerais aussi publier mes romans mais c'est encore moins facile que le journalisme x)
      Merci ! Il va effectivement me falloir du courage et un peu de réussite, je croise les doigts... à partir d'un certain moment les choses sont plus entre mes mains...

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  4. Je suis passée par là par hasard et j'ai beaucoup aimé te suivre à travers tes mots ! Ayant fait 4 universités différentes dans 2 pays différents, autant de cursus, et ayant exercé beaaaauuuuucoup d'emplois dans des domaines super variés, le tout à un âge même pas avancé, je comprends le questionnement. Mais au final, ce sont ce que d'autres considéraient comme des "errances" qui me définissent aujourd'hui, et je suis la somme de tout cela... Comme tu le dis en réponse à un commentaire on ne fait plus nécessairement qu'un seul métier, et puis il y a tellement de possibilités qu'à moins de se destiner à une seule chose et d'en être certain (et encore, au cours de la vie, rien ne dit que ça n'évoluera pas...), pourquoi se priver d'explorer ? :)

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    1. C'est gentil :)
      Comme tu dis, pourquoi se priver d'explorer ! Et est-ce que ce n'est pas en errant qu'on trouve parfois, par hasard, un beau truc ? Je veux dire... c'est comme quand on se balade dans la rue sans but, qu'on se laisse guider par notre inconscient, nos intuitions, qu'on essaye des rues qu'on n'a jamais prises, et qu'au final on tombe sur un super monument/parc/paysage... Je crois que ton parcours fait de plusieurs cursus, plusieurs pays, et plusieurs emplois doit avoir été assez enrichissant bien que ce soit des "errances" !

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  5. Tu as raison de ne pas te ronger les sangs. Je partage ton avis sur "l'interdiction" du droit à l'erreur. Je ne peux que t'encourager vivement à poursuivre dans le domaine de l'écriture car tu possèdes un don pour cela. Sable

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    1. Merci beaucoup, c'est très gentil ! :D

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  6. J'adore littéralement ton article !! J'adore ton état d'esprit je me reconnais vachement dans ce que tu dis !

    J'avais depuis le collège l'envie d'être infirmière j'ai passé mes concours l'année du bac (l'année dernière) pour entrer en école d'infirmière mais je ne les ai pas eu.. J'étais déçue.. Mais j'ai appris que j'étais prise en prépa à l'université pour préparer les concours, j'étais super heureuse !
    Mais arriver la première semaine je me suis demandée clairement qu'est-ce que je foutais là ?! Ce métier n'étais pas du tout fait pour moi !
    J'ai essayé de me relever et j'ai postulé à pleins de services civiques différents et j'ai été prise dans celui que je souhaitais avoir : en bibliothèque universitaire, et me demandant si le milieu des bibliothèques aller me plaire ça tombait à pic.
    Du coup je suis en train de finir mon contrat et cette expérience m'a permis de me rendre compte que c'était pas du tout fait pour moi !
    J'ai donc fait énormément de recherches pour me réorienter et je me suis inscrite en licence science du langage en espérant pour l'instant faire prof ou journaliste sportive justement.
    J'ai longtemps hésité à faire une licence d'histoire mais on m'a dit que ça allait être très très dur en ayant un bac S...
    Si la licence science du langage ne me plaît pourquoi pas essayer la licence d'histoire mais me la conseillerais-tu ?

    Mais du coup il faut vraiment souligner le fait qu'on est pas du tout aider au niveau de l'orientation il y a un gros déficit de ce côté là !

    J'ai un blog aussi qui parle notamment du sport si ça t'intéresse : http://lionsmiles.blogspot.fr/

    Je me demande si je ne vais pas m'engager en tant que bénévole à la radio de ma fac ? C'est une bonne expérience ?
    Mais je suis du même avis la vie fait que...

    Bon courage !! J'espère que tu trouveras ta voie ! Et le service civique c'est une super idée !!

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    1. Merci, c'est gentil ! :)

      Apparemment c'est super dur les prépa, mais ça vaut le coup parce qu'à l'université on nous apprend pas à apprendre et j'entendais un sociologue qui disait que l'on gagnerait à réformer les classes préparatoires et à y envoyer tous les bacheliers !
      Pour faire journaliste sportif ça ne serait pas une voie plus logique d'aller en STAPS ? (surtout que le sport c'est de petits coeff donc même les pas sportifs peuvent y arriver ce qui me fait penser que si j'avais su plus tôt que le sport m'intéressait j'y serais sans douter allée). Tu me diras en même temps c'est pas à moi de parler de voie logique alors que j'ai fait Histoire, que je suis pas sportive pour un sou, que l'émission à laquelle je bosse n'a rien à voir avec le sport et que les services civiques que je vise en premier non plus x)
      Tu sais j'ai une amie qui a un bac S et qui a eu sa Licence cette année comme moi... donc c'est faisable, et elle a de meilleures notes que moi qui ai fait bac L donc au final ça ne veut rien dire du tout ! Si tu veux une Licence d'Histoire et que tu peux te réorienter après ton année de Science du Langage je pense que ça vaut le coup. Ceci dit comme je disais avec une Licence d'Histoire tu peux faire que dalle, tu gagnes juste le droit d'aller en master (en gros c'est pour les profs etc.). Histoire c'est super enrichissant (je sais pas combien de fois j'ai cité mes cours d'Histoire dans mon blog) mais ça sert à rien. Enfin... ce qui sert personnellement sert indirectement professionnellement mais en tout cas ça sert pas directement professionnellement... Pour journaliste sportif je pense que STAPS serait le plus approprié. En plus y'a plein de trucs qui ont l'air super intéressant : psycho, sociologie, etc. Et je crois aussi qu'il y a des sciences donc avec un bac S ça peut aider (je sais que moi qui suis nulle j'aurais vraiment galéré).
      Oui, on n'est pas du tout aidé ! D'ailleurs c'est drôle parce que j'ai postulé à un Service Civique où on doit aider de jeunes sportifs de haut niveau à s'orienter et je trouverais ça tellement super de pouvoir le faire ! On verra ! En fait les profs au lycée je pense ne sont pas formés pour nous aider (même si nous on a eu la chance d'avoir un prof qui nous a fait faire un test super bien fait du genre de celui du Studyrama) et c'est plus le problème de l'université... c'est pour ça qu'ils ont pondu leur foutue réforme sauf qu'elle est super mal faite et qu'il faut prendre le problème bien avant l'université ! (ah.... ! quand je serai présidente... ! xD).

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    2. Je vais y faire un tour :) Je vais toujours faire un tour sur les blogs des personnes qui s'abonnent sur Hellocoton de toute façon ! ;)

      Alors là... j'en ai aucune idée, je n'y suis pas. Sur mon campus personne connaissait cette radio (donc pas d'auditeurs donc travailler pour que dalle... bof) et apparemment certaines personnes amenaient leur propre matériel etc.... (d'ailleurs j'ai vu qu'ils proposent des Services Civiques pour relancer mais j'ai tellement pas envie de rester dans ma ville et encore moins de bosser sur un campus...). Du coup je pense que ça dépend des facs... à Angers, Nantes et Paris qui proposent aussi des Services Civiques ça à l'air d'être assez bien fait... je pense qu'il faut que tu te rapproches d'eux pour en savoir plus. Sinon, moi, la radio où je bosse, c'est la RCF (alors que je suis athée en plus !). Essaye de voir avec la RCF de ta région ? Ou des radio locales/associatives, j'ai vu que sur le site du Service Civique y'en a pas mal (mais malheureusement je candidate pas parce que c'est pas du temps d'antenne) donc ils ont besoin de gens et je pense que pour le coup ça peut être une bonne expérience (après c'est toujours pareil, ça dépend de l'équipe et de comment c'est fait, etc.)... des fois ils ont aussi besoin de nouvelles émissions donc si t'apporte un concept en plus ça peut être intéressant !

      Merci ! Bon courage à toi aussi ! ;D

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    3. Ce n'était pas une prépa très compliquée pour moi !
      Je ne sais pas si STAPS serait bien pour moi, en plus maintenant on est pris sur tirage au sort pour cette formation, je pense que faire des études de journalisme et s'intéresser plus que tout aux sports ça pourrait être bien aussi non ?

      Ça sera à réfléchir pour la licence d'histoire si je ressens l'envie de me réorienter, elle sera peut être hyper intéressante et passionnante.

      Merci d'être venue sur mon blog ça me fait plaisir !

      Je verrai l'année prochaine pour voir les radios dans ma région (à Bordeaux).

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    4. Oui, effectivement, ça peut aussi être une possibilité. Y'a aussi une formation en journalisme sportif à Lille, en un an, ouverte après un bac+3 (voire avant mais je suis pas sûre).

      De rien :)

      A Bordeaux à ce que j'ai vu y'en a pas mal ! :)

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  7. Sinon psycho ça te brancherait pas ? ... Parce qu'apparemment tu arrives très bien à "auto-analyser" tes propres questionnements ! Et ta plume est belle, critique et acérée. Alors journaliste pour un mag psycho ?... Demande des stages, ou des jobs d'été dans les branches qui te tentent, ça fait bien/pro/motivée sur un cv et ça remporte beaucoup au niveau perso ! Bon courage pour la suite !

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    1. Si haha ! La socio aussi !
      Je crois que j'ai toujours réussi à plus ou moins bien m'analyser... faudrait confronter ça avec un psy pour confirmer haha !
      C'est gentil !
      Ah non, pas journaliste pour un mag psycho, je ne pense pas que ça me plairait !
      Le problème des stages/job d'été en journalisme c'est que bien souvent maintenant ils ne te prennent que si tu as fait l'école de journalisme !
      Merci :)

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  8. C'est un joli article. Je ne cesse de le répéter mais la France a un gros problème avec les diplômes. ils nous cantonnent et nous enferment dans une voie alors même que les études sont souvent très loin du métier en tant que tel! Je te conseille de te laisser bercer au fil des rencontres et des opportunités et d'écouter tes désirs même s'ils te paraissent trop ambitieux ou même fous.
    Si tu te trompes, tu échoues, tu recommences... Peu importe ce sont des expériences!

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    1. Merci :)

      C'est vrai qu'il y a peu de passerelles d'un diplôme à l'autre !
      C'est vrai, peu importe l'échec, ce sont autant d'expériences pour plus tard, mais à mon avis mes parents ne vont pas le voir de cette manière-là x)

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  9. Mon parcours était simple : je ne savais pas quoi faire de ma vie donc j'ai fais des études de plaisir sans aller bien loin parce qu'au bout d'un moment j'avais plus envie de rien x) Pour ce qui est de trouver du boulot c'est le piston qui est roi hélas. Les diplômes sont bien mignon mais rien de mieux que de connaître quelqu'un qui connait quelqu'un. C’est comme ça que le monde marche.

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    1. Haha c'est drôle que tu relativises l'utilité des diplômes parce que pendant ma semaine aux mondiaux de lutte j'ai rencontré une fille qui ne veut pas aller dans les grandes écoles parce qu'elle considère que payer aussi cher ça veut dire payer son diplôme et pas le mériter !

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  10. Waouw! Super article et sujet qui me parle terriblement (j'ai un brouillon qui traine depuis des semaines!). C'est vrai qu'être réaliste et à la fois entreprenant c'est totalement bizarre.. voir impossible! Je ne me définis pas d'entreprenante mais quelle rêveuse je suis! Et à la fois je suis une implacable réaliste: le paradoxe de ma vie. J'espère que la nouvelle vague de ta vie sera riche en expériences et en surprises!

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    1. Merci ! :) (quand tu publies ton brouillon préviens-moi !)

      Riche en surprises oui je pense, suffit de voir la réponse qu'on m'a faite quand je discute avec les recruteurs des services civiques et dont je parlais l'autre jour : "mais vous êtes loin, vous allez faire comment ?" hein ? première grosse surprise : la mobilité n'est pas une bonne chose x)

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    2. (pas de soucis!)
      Ah je vois tout de suite le tableau! Toi tu penses mobilité et détermination et eux jugent ta ponctualité par rapport à ton lieu de vie.. Affligeant!

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    3. Ben c'est même pas ça, c'est que je candidate depuis tellement loin (plusieurs centaines de kilomètres) qu'il est bien évident que je suis obligée de déménager parce que je vais pas me taper 10h de train dans la journée ! Donc me parler de là où je vis n'a absolument aucun sens !

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    4. Aaaah oui en effet, ça n'a rien à voir avec la ponctualité.. Ils sont pas futes-futes hein?^^

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    5. Haha non, pas trop x) D'ailleurs une dame pour un autre SC était vachement étonnée quand je lui ai raconté ça ! Y'a encore des gens sensés sur cette terre !

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