dimanche 28 juin 2015

Le Fort et le Faible

Bonjour !

Il y a quelques jours j'ai reçu un commentaire un peu spécial sur mon article les filles, ces empotées. Je l'ai partagé avec vous sur Hellocoton mais, depuis ça me travaille. Et puis cette nuit, en revenant des toilettes (ma vie est ô combien passionnante :P), j'ai commencé à cogiter au risque de ne pas parvenir à me rendormir.

Le commentaire le voici : "Vous ne comprenez rien aux hommes. Faire des trucs de femme ne nous valorise pas aux yeux des autres, ça donne une image plus faible de nous. Alors que pour vous les femmes, faire des trucs de mecs ça donne une image plus forte, ça montre que vous avez du caractère etc... Beaucoup n'aiment pas ça, mais dans la société actuelle être fort c'est mieux qu'être faible je trouve. Donc faites des trucs typé "pour les homme" ça ne me dérange pas, mais ne nous forcez pas à devoir pleurer ou faire de la danse... Soyez fortes vous même et pas en rendant les autres autours plus faible que vous."

C'est sur cette dernière phrase que j'ai commencé à réfléchir. Sortie de son contexte elle est parfaitement vraie : il vaut mieux, moralement, gagner de la force par nous-mêmes plutôt que de rendre les autres faibles. C'est comme l'histoire de la copine moche qui nous accompagne en soirée pour qu'on paraisse plus belle, c'est pas très sympa... Mais, en contexte, je la trouve absolument affolante. Les féministes (à part quelques extrémistes dégénérées) ne veulent pas rendre les hommes faibles : elles veulent l'égalité. Ce n'est pas pareil. Et puis il n'est pas question d'obliger les hommes à faire de la danse mais, au nom de l'égalité, de permettre aux hommes qui le souhaitent de faire de la danse sans se faire insulter de "tapette" et sans se faire moquer. Personnellement je ne vois pas en quoi un homme ne peut pas faire de la danse, mais peut-être que ce monsieur n'a pas regardé les danseurs de Danse avec les Stars (qui sont les vrais stars de l'émission soit dit en passant), Brahim Zaibat ou les Quick Crew. Enfin bref.

Donc, premièrement, les féministes ne veulent pas rendre les hommes faibles, et, deuxièmement : si c'était le cas je répondrais une chose un peu puérile mais assez vraie : c'est pas moi qu'est commencé, d'abord ! Qui a empêché les membres de l'autre sexe de sortir de chez eux sauf pour ce qui concernait la religion ? Les hommes de la Grèce Antique. Qui a fait en sorte que les membres de l'autre sexe soient sous la tutelle d'un père, d'un mari, ou d'un frère ? Les hommes du Moyen-Âge. Qui empêchait les membres de l'autre sexe de gérer eux-mêmes leur argent et de voter ? Des hommes il n'y a encore pas si longtemps. Qui a empêché les membres de l'autre sexe d'accéder à l'éducation ? Les hommes, encore aujourd'hui. Étaient-ce des femmes qui ont essayé de tuer Malala Yousafzai ? Des hommes (bon, d'accord, extrémistes, mais quand même). Qui maltraite des femmes au Népal ? Des hommes. Quel sexe gagne plus que l'autre à un poste égal dans notre pays ? Des hommes. Les membres de quel sexe meurent majoritairement sous les coups de leur conjoint ? Des femmes. Qui a répandu des clichés selon lesquels les membres de l'autre sexe ne peuvent pas pratiquer certains sports ? Des hommes. Et on peut continuer la liste comme ça un certain temps.

Certes, les premiers hommes de notre planète partaient à la chasse tandis que les femmes s'occupaient des enfants, du logement, ils ont donc développé leurs muscles et pas elles. Et tout doucement les femmes ont été maintenues dans la faiblesse. Parce que figurez-vous que, moi, j'ai entendu parler d'un dictateur asiatique qui, il y a quelques décennies, prononçait des discours écrits par sa chère et tendre épouse et annonçait des lois créées par sa chère et tendre épouse. Les femmes sont-elles incapables ? En cours de concepts historiques cette année la prof nous a sorti une définition d'un Larousse de 1876. Vous allez rire. Selon eux, l'infériorité de la femme tient au fait qu'elle est incapable de produire des germes, des idées, avec une jolie référence aux spermatozoïdes, évidemment (donc quand on dit que les hommes ne pensent pas avec leur cerveau, apparemment c'est vrai ;P).

C'est très gentil, monsieur, de nous autoriser à faire des trucs "typées pour les hommes", comme vous dites, je me sens soulagée de savoir que j'ai le droit de faire de l'escalade, de l'athlétisme, bref, tout ce qui n'est pas de la danse. C'est très gentil aussi de nous moraliser en nous disant que nous devons devenir fortes par nous-mêmes. Mais interrogez-vous plutôt : quel sexe a maintenu l'autre dans la faiblesse, la peur, la soumission ? Le féminin ? Vous pensez ? Vraiment ? Moi non. Alors, vos grands principes de morale sont très bien, hein, mais appliquez-les vous avant de nous donner des leçons, s'il vous plait. Parce que ce sont les hommes qui maintiennent les femmes dans un état de faiblesse depuis des siècles. Peut-être qu'ils ont peur de nous... je ne sais pas pourquoi... on est gentille pourtant ! :D Mais, quand on regarde, les sirènes, les harpies, les gorgones et compagnie, ce sont toutes des femmes.

Il y a eu dans l'Histoire de grandes femmes, chef d'État parfois ; en moyenne les filles sont meilleures à l'école que les garçons... L'infériorité des femmes est infondée. Elle a été créée par une bande d'hommes qui s'enorgueillissaient et se gargarisaient d'avoir plus de muscles. Voilà. Et maintenant que les femmes veulent un peu d'air, on les accuse de vouloir affaiblir les hommes. La bonne blague.

Qu'en pensez-vous ?

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mercredi 24 juin 2015

L'humiliation, ce passe-temps

Bonjour !

Ce soir je viens d'apprendre qu'un professeur a été frappé et insulté, humilié en pleine salle de classe et, pour arranger les choses, qu'il est malentendant (ça fait tout de suite moins spectaculaire que "handicapé"). Ça me laisse... presque... blasée, en fait. Ça ne m'étonne même pas. Je crois que finalement c'est ça le plus aberrant dans cette histoire : qu'on en arrive à un point où on peut ne plus être surpris. Plus surpris que des jeunes ne respectent plus les gens au point de les humilier, plus surpris qu'ils publient leur "exploit" sur internet comme un trophée, plus surpris que la personne en question soit handicapée. Plus surpris parce que finalement, des faits divers d'humiliation on en entend régulièrement parler

De l'homme retenu en otage et torturé aux brûlures de cigarette pour un numéro de carte bleu, de la gamine qui se suicide parce qu'elle se faisait harceler au lycée, du jeune homme qui se fait tuer pour une histoire de bonnet, ou poignardé parce qu'il n'a pas rendu un vélo à son propriétaire le jour où il fallait, de la femme enceinte qui se fait tabasser parce que sa voiture est soit disant mal garée, par une dame qui lui dit qu'elle va lui "crever son bidon", des jeunes filles qui se font suivre et coller de près dans la rue, dans le métro, appellent à l'aide sans que personne ne vienne jamais, jusqu'à celles qui se font passer à tabac en plaine rue par une bande de filles en furie, et envoyées à l'hôpital parce que personne n'est venu les secourir à temps. Tout ça s'est arrivé, je ne l'invente pas. Quand ? Dans les deux dernières années, peut-être trois ou quatre si je vois un peu large.

Mais c'est vrai que frapper, humilier, c'est un passe-temps tellement amusant et stimulant ! Je ne suis même pas sûre que ça soit la faute des jeux vidéos et des rappeurs. Pas sûre, que ça soit la faute au FN et à son discours haineux. Pas sûre que ça soit la faute aux séries policières bourrés d'hémoglobines (surtout parce que je n'ai pas envie qu'ils accusent Esprits Criminels de donner des idées et le déprogramment :P). Même pas sûre que ça soit générationnel. Je crois que, quelque part... c'est peut-être notre faute à nous. Qui ne savons pas canaliser nos émotions. L'autre jour dans Le Grand Direct de la santé sur Europe1 la psychologue de l'émission disait qu'il fallait apprendre aux enfants à reconnaître leurs émotions en leur disant nous-mêmes ce que l'on ressent, pour que l'on soit capable de les maîtriser. Loupé. Ma mère est institutrice en ZEP, elle a des élèves de six à huit ans en fonction de leur mois de naissance dans l'année scolaire, qui ne savent pas ce qu'est un sapin. Un sapin. Ils ont sept ans, sept ans que leurs parents peuvent profiter de Noël pour leur apprendre ce qu'est un sapin. S'ils ne savent pas ce qu'est un sapin, comment peuvent-ils appréhender quelque chose d'aussi difficile qu'une émotion ? Comment peuvent-ils, une fois grands, ne pas exploser de colère et faire des choses inconsidérées ?

Et, comme si ça ne suffisait pas, ils ne respectent rien (ça y est, le discours de vieille fille à dix-huit ans xD). Ils ne respectent pas la Vie, ils ne se respectent pas les autres animaux et balancent des chats contre des murs, ils ne respectent pas les autres Hommes, leurs cultures, leurs croyances, leurs façons de penser. Ils ne se respectent pas eux-mêmes. Comment voulez-vous que quelqu'un qui ne respecte pas quelqu'un d'autre se retienne de le frapper quasiment sans raison ? Quand on n'a pas de considération pour l'Autre, comment lui appliquer une morale puisqu'il ne la mérite pas ?

Et, quand toutes les portes se ferment, comment avoir cette considération pour les autres ? Je veux dire... Ce matin dans Le Grand Direct de l'actu (toujours sur Europe1) ils parlaient d'Uber. Une auditrice disait qu'elle n'avait rien contre ça, qu'elle prenait Uber, qu'elle parlait avec les conducteurs, et qu'elle avait rencontré des personnes en réinsertion, et des jeunes à qui personne ne voulait donner de boulot et qui, grâce à Uber, travaillaient pour la première fois. Quand personne ne veut de vous, qu'est-ce que vous faites ? On va me dire certes, mais qu'ils se donnent les moyens. Je crois que certains d'entre eux se les donnent, les moyens (la majorité même). Mais que personne, ou presque, ne veut les aider. Les assistantes sociales, les éducateurs, sont débordés. On va me dire oui mais ce sont les jeunes des cités, dans ces espèces de ghettos. Vous savez, un sociologue a démontré, à l'aide d'un échiquier, que ces ghettos communautaires n'étaient pas forcément voulus (je vais essayer de vous retrouver ça si ça vous intéresse, c'était dans un "Que sais-je ?" et c'était très bien expliqué).

Alors toute cette haine, toute cette désillusion, cette incompréhension parce qu'on ne leur a pas appris à comprendre, ils la passent quelque part, pour s'exprimer. Et ils humilient et rabaissent les autres.

Quand j'ai commencé à écrire cet article je ne pensais pas utiliser ce ton, je voulais m'indigner contre ces jeunes qui ont tabassé ce pauvre prof, et contre tous les autres qui insultent les leurs à longueur de journées. Mais je n'y arrive même pas. Devant ma télé si, je me suis emportée, parce que ça m'énerve. C'est contre productif ! On ne va jamais vouloir les aider s'ils frappent des gens, parce qu'ils passeront pour les coupables (ce qu'ils sont) et pas pour les victimes (ce qu'ils sont aussi en partie, d'une certaine façon).

Ces jeunes ont été définitivement exclus de l'établissement. Et alors ? Ils recommenceront dans le suivant. Parce qu'ils ne connaissent que ça, la violence, les insultes, peut-être parce qu'ils ont été élevés comme ça, peut-être parce qu'ils vivent dans des cités et que, les grands influençant les plus petits, ils baignent dedans depuis gamins, peut-être parce que dans leurs groupes il y a de vrais leaders qui détiennent le pouvoir. J'aurais dû faire des études de psycho et de sociologie... Bref. C'est un problème complexe, mais on ne s'y frottera pas. Parce qu'on va avoir peur que, au moindre mot "de travers", de se faire insulter de raciste, de xénophobe, d'anti-jeunes. Parce que nos chers élus veulent se faire réélire, et qu'il ne vaut mieux pas s'attaquer à ce genre de problèmes un peu épineux. Et certainement pour d'autres raisons que j'ignore...

A un moment il s'est passé quelque chose, on a glissé. Soit on est devenu plus violent, soit les gens violents ne se cachent plus. Dans les deux cas la violence est devenue moins taboue, moins gênante, plus dans les normes, plus dans les manières correctes de réagir. On se plait à dire que nous vallons mieux que les autres animaux que l'on massacre, dont on détruit les habitats. Mais en réalité ce n'est pas vrai. Nous ne vallons pas mieux, nous ne vallons pas autant. Nous vallons moins. Nous vallons moins parce que nous sommes certainement les seuls animaux (en tous cas les seuls connus à ce jour) qui pouvons philosopher, les seuls qui avons conscience de notre passé dont nous pouvons tirer les leçons, et que nous ne le faisons pas.

Voilà. Je suis partie un peu loin, mais ce n'est pas grave. J'ai aussi énormément généralisé, ce qui est très mal, mais tant pis. La discussion est ouverte et je crois que l'on peut tous apporter notre pierre à l'édifice.

Qu'en pensez-vous ?


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samedi 20 juin 2015

Écrire pour soi

Bonjour !

Grâce à Mots à maux j'ai eu connaissance d'un groupe Facebook d'écriture. Et, tout à l'heure, j'ouvre mes mails et vois le message d'une des membres qui demande si on préfère les triangles amoureux ou les histoires à deux personnes seulement. Je suis toujours surprise de ce genre de question. Je ne préfère ni l'un ni l'autre. Je préfère ce qui vient du coeur.

Il y a des histoires à deux personnes qui ne sont pas du tout clichées, qui sont même plutôt bien foutues. Je pense par exemple à Paolo et Lucrèce dans la série The Borgia que je regarde actuellement. C'est triste, mais c'est joli, bien foutu (c'est mon côté romantique xD). Mais il y a aussi des histoires d'amour entre deux personnes extrêmement clichées. Et là je pense à Walter et Peige dans Scorpion. Ou, pour prendre des exemples dans les livres, la plupart des histoires dans les différents tomes de Tara Duncan. On peut se dire que c'est moins ennuyeux les triangles amoureux. Mais pas tellement. On a le droit au côté cliché dans Vampires Diaries et Twilight. Alors qu'il doit y avoir d'autres histoires où ce sont des jolis triangles amoureux. L'important ce n'est pas combien il y a de personnes amoureuses mais si c'est bien écrit, si ça vient du coeur.

La même fille avait déjà demandé si on serait intéressés par une histoire de dinosaures. Je lui ai répondu que si elle veut écrire une histoire de dinosaures roses à paillettes, végétariens, et montés par des gnomes cannibales, elle pouvait. Je crois que écrire avec une héroïne blonde parce qu'on se dit que les blondes sont plus populaires que les brunes est une mauvaise raison d'écrire. Si on veut un personnage au physique très cliché (le mec ténébreux, la brune aux yeux verts) on peut. Si on veut un physique un peu atypique : on peut. On peut écrire ce que l'on veut, du très original au très cliché tant que ça nous fait plaisir et pas parce que l'on se dit que ça va marcher. Je suis toujours surprise du nombre de personnes qui pose ce genre de questions...

C'est un peu pareil sur les blogs. "Est-ce que ça vous plairait que je fasse tel genre d'articles ?". Mais-euh... je... euh... oui ? Je considère que les lecteurs n'ont pas à dire ce qu'ils veulent ou pas voir sur un blog. A chaque fois que je vois ce genre de question dans mon fil d'actu sur Hellocoton je réponds la même chose : autant je me prononce quand c'est sur le design du blog, autant quand c'est sur le contenu je me tais. Faites ce dont vous avez envie bon sang de bon soir ! (Oulala, ça devient familier par ici :P) Vous avez envie de faire des articles beauté alors que vous êtes un blog "humeurs" ou des recettes de cuisine ? Mais faites ! Je pense qu'écrire pour plaire aux autres, se mettre un corset pour correspondre à ce que les autres veulent lire, n'est pas une bonne raison d'écrire.

Si vous vous retenez d'écrire une histoire de dinosaures parce que vous avez peur que les maisons d'éditions n'en veuillent pas vous pouvez de suite jeter vos carnets au feu, supprimer les logiciels d'écriture de votre ordinateur, et ne prendre un stylo que pour le travail, parce que vous n'écrirez pas avec le coeur. Peut-être effectivement que votre histoire de dinosaures (surtout s'ils sont végétariens, roses à paillettes, et montés par des gnomes cannibales) ne va pas plaire mais j'ai envie de dire : et alors ? Si vous ça vous a fait plaisir d'imaginer votre histoire, de mettre des mots dessus, d'y passer du temps, que ça vous a détendu, que vous avez apprécié ces moments passés avec vos personnages, à leur faire dire des choses et à leur tracer une histoire, où est le problème ? Si, sur votre blog humeurs, vous avez préparé un article cuisine, que ça vous a fait plaisir d'embaumer votre maison avec des odeurs de gâteaux, poivrons, poireaux, ou que sais-je, de prendre des photos, de retranscrire la recette sur votre blog, où est le problème ?

Alors, certes, quand on écrit sur un blog, on aime bien avoir des retours, provoquer des réactions, des avis, des débats, etc., parce que ça fait plaisir. Mais quelque part c'est le plaisir de l'ego (qui est important, hein, je ne vais pas partir à la chasse de tous ceux qui veulent remonter leur ego, je suis quand même mal placée pour ça, et je ne vois pas qui serait bien placé parmi toutes les personnes sur Terre) alors que le plaisir d'écrire quelque chose qui nous plait à nous, qui nous fait passer du bon temps, le plaisir de faire quelque chose que l'on aime sans se préoccuper du résultat c'est un plaisir un peu plus... pur ? Ou... dénué de contrepartie ? (Je ne sais pas vraiment comment dire mais j'espère que vous comprenez ce que je veux dire). Et qui lui aussi est très important. J'ai lu une phrase un jour qui disait : "celui qui vit une journée de loisir est immortel une journée durant". Mais, si le loisir est "entaché" par l'idée de plaire aux autres, de retenue parce que, vous comprenez, si j'écris telle ou telle chose ça ne va pas plaire, est-ce que c'est vraiment du loisir ? Je ne suis pas bien sûre...

Et puis surtout, après le côté "moral", tout ça-tout ça, je voudrais quand même ajouter que nous sommes plusieurs milliards sur Terre, plusieurs milliards dans des pays développés qui on accès aux livres et aux blogs, et donc que, quoi que vous écriviez, il y aura toujours quelqu'un pour s'intéresser à ce que vous faites. Même si vous écrivez l'histoire de dinosaures végétariens roses à paillettes montés par des gnomes cannibales. Si si, vraiment. Moi déjà. Ça fait un. Bon, vous ne serez pas millionnaire avec moi, mais moi plus un autre, plus un autre, plus un autre, ça commence à faire ;)

Donc par pitié arrêtez de poser ce genre de questions sur le contenu de ce que vous écrivez et si ça nous intéresse telle ou telle chose. Posez-vous plutôt cette question : "est-ce que c'est ça que j'ai vraiment envie d'écrire ?" ou "est-ce que ça m'intéresse ?". Si la réponse est oui aux deux questions alors écrivez et puis c'est tout. Vouloir plaire à la majorité c'est premièrement perdre un peu de son identité et de ce qui fait de vous un individu et, deuxièmement, c'est courir à la catastrophe. Vous avez remarqué qu'après Twilight les livres sur une fille qui tombe amoureuse d'un beau brun ténébreux se révélant être un vampire ont poussé comme des champignons dans les rayons ? Des champignons tous identiques, semblables, remplis de clichés et de déjà-vu. Ennuyeux à mourir mais taillés exprès à l'attention des jeunes adolescents en plein dans leur période vampiresque. Et, avez-vous remarqué que, après Hunger Games, les dystopies du même genre ont fleuries comme des pâquerettes au printemps ? Déjà avec Divergente et Le labyrinthe pour commencer... et certainement d'autres passées quasiment inaperçues... J'appelle ça une catastrophe parce que je trouve ça vraiment dommage que les rayons soient bourrés de livres qui racontent tous la même chose quand il y a des tas d'auteurs qui écrivent de petites perles et qui ne sont jamais publiés parce que ça ne correspond pas à la mode, ou à ce que l'éditeur croit que le public veut lire.

A la question "que pensez-vous de..." ou "est-ce que si j'écris ça c'est bien ?" la personne qui va répondre va être influencée par ce qu'elle connait, ce qu'elle a lu, ce qui est à la mode, aussi, en partie. Donc il y a une chance qu'elle rejette votre idée parce que c'est nouveau, original, jamais vu, et donc vous fasse renoncer à écrire alors que si ça se trouve, le prochain qui lancera une nouvelle mode littéraire ou bloguesque c'est vous. Ce que j'essaye plus ou moins habilement de démontrer c'est que les gens sont cons (je ne suis pas bien certaine qu'insulter ses lecteurs soit une technique à adopter sur le long terme, cela dit je m'inclue dans "les gens"). Donc, s'il vous plait, ne posez plus ce genre de questions ! Écrivez ce qui vous fait plaisir sans vous demander si ça va plaire aux autres. Si ça vient du coeur, si ça vient de vous, il y aura toujours quelqu'un pour apprécier votre démarche, votre écriture, pour vous complimenter (et je ne parle pas de votre mère :P).

Voilà ! :) Je ne pensais pas en écrire autant mais bon...
Qu'en pensez-vous ? (oui, non, alors en fait je viens de me rendre compte qu'avec mon article, ma question habituelle fait un petit peu con-con x'D)
Enfin bref.


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mardi 16 juin 2015

La blasée des anniversaires

Bonjour !

Hier j'étais en train de m'endormir quand une pensée m'a traversée l'esprit entre deux autres sujets qui n'avaient absolument rien à voir : dans quelques semaines c'est mon anniversaire et, si j'aime à dire que pour moi c'est un jour comme les autres je me suis rendue compte que ce n'était pas tout-à-fait vrai.

Concrètement le cadeau et le gâteau j'en ai rien à faire mais, et c'est peut-être un peu paradoxal, j'aimerais que mes amis qui se comptent sur les doigts d'une main me le souhaitent. Parce que si je reviens en arrière aucun ami ne me souhaite jamais mon anniversaire. Et, passé la maternelle, je n'ai été invitée à aucune fête d'anniversaire parce que, vous comprenez, pour qu'on vous invite, il faut que vous renvoyiez l'ascenseur : difficile à faire quand vous êtes née en plein milieu de l'été. Bon, j'admets, dire que je ne suis invitée à aucune fête d'anniversaire c'est exagéré : il y en a eu une : un calvaire. J'ai failli me retrouver seule dans l'une des deux voitures avec la mère de mon "amie" tandis que les autres étaient tous dans l'autre voiture. Je n'ai été sauvée que par ladite mère (merci madame) qui a demandé à ce que quelqu'un monte avec moi. Une fois arrivée au bowling je me suis retrouvée avec deux gars que je ne connaissais pas, auxquels je n'avais absolument rien à dire, et qui eux non plus n'avaient rien à me dire. Finalement je suis partie à peine le bordel commencé. J'étais en Cinquième (à peu près). Bref. Mes amis ne me fêtent pas mon anniversaire. Même les années où la date était affichée sur Facebook ça ne se bousculait pas au portillon... De toute façon je préfère que personne n'y pense plutôt qu'on me le souhaite par automatisme parce qu'on a vu une alerte sur Facebook.

Le problème c'est que de mon côté je retiens les dates d'anniversaire (en même temps en retenir environ une demie dizaine c'est pas bien compliqué xD) et je les souhaite sans avoir besoin de Facebook. Donc je me dis que si j'y arrive, les autres devraient y arriver aussi. Sauf que ça a toujours foiré. Entre ceux qui oublient, ceux qui vous demandent "mais au fait, c'est quand toi ?" et que c'est passé depuis deux semaines, celle qui m'a mis dans les mains à la rentrée une petite peluche sortie à mon avis de sa cave (je ne dis pas ça par méchanceté, j'ai de vraies raison de le croire), en coup de vent, pendant qu'elle disait bonjour à d'autres gens, histoire de dire "ça, c'est fait"... Je n'ai pas vraiment eu de chance le jour de mon anniversaire. Surtout que je n'ai pas dit à mes amis que pour moi c'était un jour comme les autres, donc ils n'ont pas l'excuse de "elle s'en fout, donc je lui souhaite pas".

Plus j'écris et plus j'ai l'impression d'être vraiment puérile (surtout qu'on est assez loin de mon anniversaire). Après tout ce n'est qu'un anniversaire, on ne va pas en faire tout un plat, mettre une banderole sur l'Elysée et organiser un carnaval mais, vraiment, j'aimerais bien que mes amis me souhaitent mon anniversaire autrement que deux jours après en disant "pardon, j'avais complètement zappé, joyeux anniversaire en retard" ! Ce que cette phrase m'agace. Tu as oublié, ce n'est pas grave, tu t'excuses et on n'en parle plus, mais le coup du "joyeux anniversaire en retard" ça m'exaspère. Je suis née le jour J, pas K, L, M, N ou O : le jour J et, comme disait l'autre "l'heure c'est l'heure ; avant l'heure c'est pas l'heure, après l'heure c'est plus l'heure". Alors du coup, le jour de mon anniversaire je ne suis pas vraiment enthousiaste, plus blasée et sans grandes illusions même si j'ose espérer qu'au moins un de mes amis y pensera. Donc les paris sont ouverts ! :P

Voilà. C'est pas très joyeux comme article, pas très utile, mais j'avais envie de l'écrire, et comme je ne suis pas encore soumise aux marques, j'écris ce que je veux ;) (oui, le pic est facile, mais tellement tentant ! :P).

Et vous ? Des mésaventures en anniversaire ?


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jeudi 11 juin 2015

Peut-être pas si bien que ça

Bonjour ! :)

Comme vous l'avez peut-être vu sur Hellocoton, hier je suis allée regarder dans mes statistiques les recherches qui ont mené à mon blog et j'ai trouvé ça : "nos cuissent se touchent presque quand on est normal ?" (oui, bon, on repassera sur l'orthographe, façon c'est prouvé : les Français sont nuls). Et ça m'a fait repenser à cette étude dont on a parlé ces derniers jours sur le fait que les jeunes ne se sentent pas si mal que ça dans leur peau. Avec de telles recherches permettez-moi d'en douter.

Je sais que, si ça se trouve, ce n'est même pas une ado qui a écrit ça (même si j'en doute) et qu'une personne n'est pas représentative des milliers de jeunes en France. Mais ce qui m'a interpellé dans cette recherche c'est la notion de normalité. Du coup je suis allée regarder d'un peu plus près les statistiques du sondage et je ne suis pas aussi enthousiaste que les média sur les résultats. Si 69% des filles de quinze à dix-huit ans disent aimer leur corps, 55% affirment qu'être mince est essentiel, et une sur deux qu'il est important de ne pas avoir de kilos en trop pour être bien dans sa tête et dans son corps. Et, surtout, 22% disent qu'elles sont obsédées par leur poids. Pas qu'elles font attention à ce qu'elles mangent, à leurs dépenses physiques, mais qu'elles sont dans l'obsession. Et puisque l'addition de soixante-dix, cinquante-cinq, et vingt-deux, ne font pas cent, il y a forcément des filles que l'on retrouve dans au moins deux pourcentages. Alors, du coup, oui, 69% des filles interrogées aiment leur corps, mais combien parmi elles affirment qu'être mince est essentiel et combien sont obsédées par leur poids ? Le truc qui me fait le plus "rire" c'est que, si 55% des filles estiment qu'être mince est essentiel, une sur quatre pense qu'elle a le rapport poids/taille idéal. Donc 25%. Donc (je suis nulle en math mais quand même xD) la moitié des 55% n'estiment pas avoir un rapport poids/taille idéal. Donc c'est autant de filles qui peuvent ou pourront se sentir oppressées par l'image d'elles qu'elles renvoient aux autres. D'autant plus que 95% des filles ont intégré que les média imposent une certaine image du corps. Alors non, je ne suis pas plus enthousiaste que ça...

Et puis, je ne voudrais pas casser l'ambiance, mais se féliciter des presque soixante-dix pour cent des filles qui aiment leur corps c'est oublier les trente pour cent qui ne s'aiment pas. Comme les presque vingt pour cent de garçons dans le même cas. Mais aussi les sept jeunes sur dix qui se voient maigres, les garçons plus que les filles (pas très surprenant puisque, au contraire des filles, leur idéal n'est pas la minceur mais les muscles). C'est oublier aussi les presque vint pour cent de jeunes déclarant aller mal qui se sont déjà scarifiés. Et c'est oublier les jeunes qui vont aller interroger Google pour savoir s'ils sont normaux. Bien sûr, se dire que la majorité des jeunes s'aiment ça rassure, on se dit qu'on n'a pas trop loupé le coche, que notre société n'a pas trop bousillé leurs esprits. Mais en réalité ce n'est pas si réussi que ça. On voit bien qu'il y a encore trop de jeunes qui disent qu'être mince est essentiel et sont obsédées par leur corps. Certes, être mince est important pour être en bonne santé mais... par exemple je ne suis pas mince, j'ai un IMC sous 25 mais je ne suis pas mince. J'aimerai maigrir mais si je n'y parviens pas ça ne sera pas la fin du monde. C'est important, pas essentiel. Le terme "essentiel" est un terme fort, comme "obsédé".

C'est peut-être moi qui suis trop pessimiste et qui veut voir le mal partout, mais pour moi les résultats de cette étude ne sont pas si positifs que ça. Surtout quand je vois les recherches qui mènent à mon blog. 

Qu'en pensez-vous ?


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lundi 8 juin 2015

Libre de nos choix

Bonjour !

Ce matin dans l'émission de Jean-Marc Morandini il y avait un débat autour de la fin de vie. J'ai commencé à cogiter mais trop tard pour appeler. Peu importe. Ce n'est pas vraiment le sujet de l'article de toute façon. L'un des débatteurs était un monsieur catholique qui soutenait que, non, notre vie de nous appartient pas et que nous ne pouvons pas décider quand nous devons mourir. L'un des auditeurs s'est un peu emporté en disant que ce monsieur ne voulait peut-être pas le dire, ou n'osait pas, mais qu'en gros sa pensée c'était quand même que notre vie appartient à Dieu. Et c'est là que j'ai commencé à cogiter.

Je suis athée, je n'ai jamais lu la Bible, je ne connais quasiment rien de cette religion. Pourtant il me semble que Dieu n'est pas quelqu'un de cruel et en tout cas ce n'est pas comme ça qu'on nous le vend et qu'on nous le présente. Or, il faut quand même être un peu cruel pour plonger quelqu'un dans un état végétatif et regarder sa famille se ronger les sangs, en perdre le sommeil de tristesse et d'inquiétude. Donc est-ce qu'on ne pourrait pas dire que le suicide assisté, au contraire de ce que pense ce monsieur, ne se fait pas contre Dieu ? Je regrette un peu de ne pas avoir pu appeler, j'aurais vraiment aimé avoir la réponse de ce monsieur, même si ça aurait été décaler un petit peu le débat.

Du coup, si notre vie ne nous appartient pas mais appartient à Dieu (ou toute autre force mystique) ça voudrait dire qu'il y a un destin et que, quoi qu'on fasse, le résultat sera toujours le même. Que nous sommes des marionnettes, des esclaves. C'est ce que je me demande quand je pense à l'inconscient. Dans quelle mesure nos choix sont-ils dirigés par notre inconscient ? Quand je commence à réfléchir j'imagine l'inconscient comme une espèce de grand méchant avec un rire de méchant qui s'amuse à nous manipuler quasiment à notre insu. Flippant. Mais j'aime bien l'idée, je trouve ça assez amusant. Et ça serait encore plus drôle si l'on mélangeait la puissance de l'inconscient et le destin. L'inconscient nous contrôle et est contrôlé par le destin. L'arroseur arrosé en somme :P

Autant l'idée d'un inconscient manipulateur m'amuse (c'est mon côté parano xD), autant je ne crois pas au destin. Je crois que nos choix peuvent influencer notre futur. Ça me fait penser à une série que je regardais quand j'étais plus jeune. Ça s'appelait Phil du Futur. Dans un épisode, Phil a une machine qui permet de voir l'avenir et son amie lui demande s'ils peuvent prévoir s'ils vont réussir ou pas leur examen parce qu'elle en a marre de réviser. La machine leur dit que oui. Du coup ils arrêtent de réviser... et ratent leur examen. Ils étaient à une branche de leur avenir avec deux choix (réviser ou pas) et en fonction du choix qu'ils ont fait leur avenir a été différent. Je crois que la vie c'est ça. Et que c'est nous qui prenons nos décisions et pas un dieu quelconque. Ça ne signifie pas qu'il n'y a pas de force supérieure, mais simplement qu'elle nous regarde sans nous influencer.

Je crois que notre vie et nos choix nous appartiennent, que nous sommes libre. Je trouve ça assez fou en fait de dire que notre vie ne nous appartient pas. Assez anxiogène. J'ai beau aimer les théories du complot que je trouve assez grisantes même si je n'y crois pas (j'ai un cerveau que j'utilise, quand même :P) je veux quand même croire que l'on est maître de nos propres choix, qu'il n'y a pas de destin ou qu'il nous appartient de le changer (ce qui revient à dire qu'il n'y en a pas, donc). Parce que si je suis monsieur le débatteur ça veut dire qu'il faut interdire le suicide. Ça veut dire aussi que toutes les personnes qui sont dans la merde ne doivent pas chercher à s'en sortir parce que, de toute façon, elles ne peuvent rien y faire. Je trouve ça assez dingue. En fait ça reviendrait un peu à dire ce que l'on pensait dans l'Ancien Régime : que nous avons chacun notre place et que nous ne pouvons pas en changer parce que c'est comme ça et puis c'est tout. Du coup, si notre vie ne nous appartient pas, que l'on ne peut pas atteindre nos rêves si le destin ne l'a pas prévu, est-ce que la vie vaut vraiment d'être vécue et est-ce qu'on ne ferait pas mieux d'engager les sept milliards de personnes sur cette Terre à se livrer à un gargantuesque suicide collectif ?

Je n'y crois pas. Je crois que quand on veut on peut. Je crois que l'on peut changer notre situation actuelle, je crois que nos choix influencent notre et vie et parfois celles des autres, je crois que c'est nous qui choisissons notre futur si l'on s'en donne les moyens. Et que Dieu et le destin n'ont absolument rien à voir là-dedans. En même temps je comprends que l'on puisse y croire parce qu'un d'un côté c'est assez rassurant de se dire que notre vie est entre les mains de quelqu'un de bienveillant comme tel ou tel dieu. Mais c'est se déresponsabiliser de ce qu'on fait, c'est dire "c'est pas de ma faute, c'est le destin que Dieu a choisi pour moi". Je n'aime pas trop ça. Je crois que l'on est responsables de nos choix, de nos erreurs, et des chemins que l'on prend. Que notre vie nous appartient, que nos choix nous appartiennent, que notre futur nous appartient. Et c'est tout.

C'est quasiment une discussion philosophique et je suis très très très curieuse de savoir comment vous percevez la vie alors aujourd'hui plus que les autres jours je veux vraiment que vous répondiez à ma question habituelle : qu'en pensez-vous ?


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jeudi 4 juin 2015

Le cercle vicieux de la youtubeuse

Bonjour !

Depuis quelques jours il y a pas mal d'articles sur les youtubeuses, de "elles prennent les codes de la téléréalité" à "elles font toutes la même chose" en passant par "elles ne se rendent pas compte de leur influence". Je suis d'accord avec tout ça donc je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit et pointer du doigt les dérives ou les choses un peu paradoxales que l'on peut trouver chez les youtubeuses. En revanche j'aimerais parler du mécanisme. Parce que finalement on pointe du doigt tout ce qui ne va pas mais je n'ai pas l'impression qu'on cherche vraiment à comprendre dans quoi elles se sont fourrées. Or, moi, ce qui m'intéresse, c'est le mécanisme (un peu vicieux il faut bien le dire) qu'il y a derrière.

Addictshoppeuse remarquait dans son article cité plus haut que bien souvent les youtubeuses mettent à leurs vidéos des titres racoleurs et Opalyne, dans son article cité plus haut toujours, montrait que les youtubeuses, en réalité, ne publiaient pas un contenu majoritairement beauté mais aussi des dérivés comme les "get ready with me" et "what's in my bag ?". Tout ça montre une concurrence entre elles : il faut faire ce qui marche, ce qui attire les gens, et elles rivalisent de contenu toujours plus professionnel en investissant dans des parapluies, des projecteurs, des logiciels plus performant, plusieurs appareils photo pour filmer sous plusieurs angles, etc. Et je crois que tout ça c'est pour une raison assez évidente : faire du clic. On est face à des jeunes femmes qui vivent bien souvent de leurs vidéos que ça soit totalement ou en partie et qui ont besoin de publier régulièrement pour continuer d'augmenter leur nombre de vues, d'où la présence de tags et autre "une journée dans ma peau" ; parce que, comme à la télé (pour reprendre la comparaison d'Addictshoppeuse) qui dit audience dit plus de redevance publicitaire ! Et si elles décident de ne pas faire de tags parce qu'elles n'aiment pas ça, ou de ne pas faire de "get ready with me", qui, elles le disent souvent elles-mêmes, sont rapides à faire quand elles manquent d'inspiration et, surtout, apportent assez rapidement de nouvelles vues, elles se mettent en situation d'infériorité par rapport à leurs concurrentes.

Parce que, pour les plus connues, elles ne sont pas toutes seules : derrière il y a les marques qui cherchent des personnes avec le plus d'abonnées possible, le plus d'influence possible, pour faire passer leurs messages. Donc si une youtubeuse, par honnêteté, étique, ou tout ce que vous voudrez, ne s'aligne pas sur les autres, elle risque de passer à côté des meilleurs partenariats et des meilleurs cachets. Un peu comme Apple et Samsung. Vous imaginez que Samsung n'ait pas fait de tablette pour concurrencer l'iPad ? Qu'est-ce que les clients auraient dit ? Que Samsung n'était pas à la pointe ; ils seraient tous partis chez Apple et une fois un pied dedans ils auraient peut-être acheté le téléphone et l'ordi pour aller avec. Et Samsung aurait perdu de l'argent. Pas glop. Ben là c'est pareil. Elles ont beau passer pour les bonnes copines qui donnent des conseils, il y a quand même un enjeu financier derrière. Par exemple parfois on les voit déménager. On imagine bien qu'elles prennent un appartement plus grand, mais après il faut le garder, le nouvel appartement, peut-être rembourser le crédit, donc il faut continuer à gagner autant d'argent, voire plus. Donc il faut attirer des spectateurs, faire de l'audience. Donc il faut faire les vidéos qui fonctionnent. Et parmi elles les vlogs.

Une blogueuse remarquait (je ne sais plus qui c'est mais si vous voyez n'hésitez pas à me laisser le lien de l'article que je l'ajoute ^^) que les youtubeuses commençaient à se dévêtir, à se filmer sous leur douche, etc. Et à faire des vlogs sur des journées pas très intéressantes où on les voit comater devant la télé. Je crois que ce phénomène découle directement de ce que je viens de dire : des vidéos qui sont rapides à faire et attirent de l'audience. Elles attirent de l'audience parce qu'elles ne s'adressent plus à des fans mais à des groupies qui en veulent toujours plus, veulent en voir toujours plus, idéalisent la vie de leurs idoles et veulent tout savoir d'elles. Et les youtubeuses, comme elles ont besoin du plus grand nombre de vues possible pour ne pas se laisser distancer par leurs concurrentes, plaire à leurs abonnés, et attirer les marques afin de gagner de l'argent et de ne pas baisser leur niveau de vie qu'elles ont "validé" avec une nouvelle voiture où un nouvel appart', cèdent à leurs abonnés. Et, comme on est face à la première génération, aux pionnières, et qu'en réalité on ne sait pas réellement ce que ça va donner dans quelques années, on n'a pas de recul sur ce qu'il se passe, et encore moins les youtubeuses qui sont en plein dedans. Du coup elles ne savent pas vraiment où placer le curseur, où arrêter de se montrer. Je pense qu'elles sont prises dans une espèce de cercle vicieux : elles montrent plus pour plus de vues et plus de pognon ; les groupies sont ravies et veulent en voir encore plus ; les youtubeuses cèdent encore un peu plus, font même des vlogs sur leurs vacances alors qu'en vacances on est quand même sensé se détendre, et les groupies en veulent encore plus, etc.

Là où je veux en venir c'est qu'on reproche beaucoup de choses aux youtubeuses mais qu'en réalité je ne suis pas sûre qu'elles se rendent bien compte (dans une certaine mesure) de ce qu'il se passe et du danger que ça peut causer. Elles sont les premières, elles veulent peut-être tester les limites, elles peuvent aussi avoir peur de ce qu'il va se passer ensuite, quand elles seront un peu plus vieilles (même si je pense que, justement, elles auront plus d'expérience et puis que les quarantenaires et cinquantenaires et soixantenaires se maquillent aussi, donc elles auront du public), qu'elles veulent profiter, peut-être mettre de l'argent de côté pour leur retraite, leurs vacances à l'autre bout du monde, ou reprendre leurs études, et qu'elles se fichent complètement de toutes les remarques qu'on peut leur faire parce que, vous comprenez, nous ne sommes qu'une bande de filles jalouses. Sauf que la jalousie n'explique pas tout et qu'il peut réellement y avoir des propos dangereux. Par exemple quand une youtubeuse a déclaré que si l'on était harcelé c'était forcément notre faute.

En fait je crois que les youtubeuses, du moins les plus connues, sont dans une espèce de cercle vicieux dans lequel elles se sont elles-mêmes fourrées (avec un petit coup de pouce des marques) et que, comme elles sont les premières, elles ne savent pas (ne veulent pas ?) comment en sortir.

Qu'en pensez-vous ?


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mercredi 3 juin 2015

Quand la naïveté vire à la bêtise

Bonjour !

On entend un peu parler de cette application "gossip" qui sert à faire circuler des rumeurs (fausses) (c'est le principe de la rumeur en même temps) sur les autres, le tout soutenu par des "preuves", des photos, partagées anonymement (évidemment), et qui s'autodétruisent au bout de dix secondes. Mais le pire dans tout ça c'est que la créatrice de vingt-cinq ans se dit surprise car elle ne pensait pas que son application serait utilisée comme ça, elle voulait une ambiance bon-enfant. Je n'ai qu'une chose à dire : mais bien sûr.

On est en train de parler de jeunes adolescents dont environ cinq pour cent (il me semble) se font harceler (ce qui est un délit, si vous êtes victimes : courez voir la police). De jeunes adolescents à la recherche parfois de pouvoir, d'emprise, de railleries faciles pour souder le groupe ou tout simplement de vengeance. Cette dame croyait sincèrement que ça n'allait pas virer au cauchemar pour certains jeunes ? Que les harceleurs n'allaient pas sauter sur l'occasion de se moquer des autres, de dire des horreurs et des insanités ? Au mieux c'est de la naïveté et de la méconnaissance de sa cible, au pire c'est de la bêtise.

Toutes les semaines on a des jeunes qui se suicident. Le site Ask a déjà été le vecteur de harcèlement sur des jeunes filles qui se sont suicidées, au Canada et en Irlande. Des harcelés qui se suicident il y en a aussi en France, et sur internet on trouve facilement des témoignages, de blogueuses par exemple qui racontent qu'elles se faisaient harceler. Et c'est encore pire depuis les réseaux sociaux puisque les enfants, une fois chez eux, ne sont même plus tranquilles. Facebook et Twitter ce n'est pas assez ? Il faut en plus leur mettre entre les mains une application dédiée ? Vraiment ? J'aimerais bien dire deux mots à la créatrice de cette merde application (on reste calme et on respire xD). Je ne comprends pas. Elle est jeune pourtant, elle ne devrait pas être si éloignée des réalités ! "J'ai été un peu naïve" qu'elle dit. Un peu ? T'es sûre ? C'est un joli euphémisme !

Certes, il y avait une limite d'âge sur l'application mais c'est comme sur Facebook. Vous pensez sincèrement qu'il n'y a que des pré-ados de plus de douze ans sur Facebook ? Moi non... Tout le monde a la jugeote d'écrire une fausse date de naissance. Alors à moins que les opérateurs connaissent l'âge de leurs utilisateurs, une limite d'âge, même remontée à dix-huit ans, ne va pas changer grand-chose sauf à un futur procès pour homicide involontaire quand ils devront se défendre et diront qu'ils avaient averti le public.

En plus, comme c'est anonyme, tout le monde essaye de savoir qui a écrit quoi, alors qu'au moins quand c'est via Facebook ou Twitter on sait à peu près. Du coup tout le monde s'accuse, je ne vous raconte pas l'ambiance dans les lycées... Sérieusement... Oui, c'est sûr que supprimer l'application ne va pas supprimer le harcèlement, mais justement ; il y a déjà tellement de harcèlement scolaire qu'on n'a pas besoin de leur donner des outils en plus, l'essence pour attiser l'incendie, la perche pour se faire battre. La créatrice de l'application avait certainement de bonnes intentions mais, soyons réalistes, vous pensez sincèrement que voir un macaron d'interdiction aux moins de seize ans sur une application ça arrête des lycéens ? Et vous pensez sincèrement qu'ils n'allaient pas sauter sur l'occasion de faire circuler des méchancetés "pour rigoler" ? Je trouve ça dingue...

Qu'en pensez-vous ?
Sa cible était les vingt-trente cinq ans ; vous auriez utilisé l'application ?


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lundi 1 juin 2015

Et si c'n'était qu'une question de savoir-vivre ?

Bonjour !

Ce matin dans l'émission de Jean-Marc Morandini ils parlaient du nouveau décret sur le tabagisme dans les aires de jeux et en profitaient pour faire un débat autour des lois sur le tabagisme, faut-il aller plus loin ou pas, etc. Mon téléphone m'a démangé. J'ai appelé. Un gentil monsieur m'a dit que s'ils pouvaient me faire passer ils me rappelleraient. Et ils m'ont rappelé (merci gentil monsieur). Parce que, voyez-vous, je ne suis pas particulièrement anarchiste (pas du tout même), ni fumeuse, mais je ne pense pas que ça soit avec des lois qu'on va régler le problème, et peut-être même que l'on va en créer.

Samedi, comme chaque samedi (le mois dernier j'ai loupé deux émissions que je n'ai pas encore rattrapées, mais ça compte pas :P), j'ai écouté les Carnets du Monde sur Europe1 (comme d'habitude quand j'en parle je vous encourage à écouter cette émission _ à défaut de pouvoir user réellement de la menace et du chantage). Et ils parlaient des lois sur le tabagisme aux Etats-Unis. Figurez-vous que, là-bas, vous payez plus d'impôts (relatif au travail) si vous êtes fumeur, un employeur peut vous demander une analyse d'urine pendant un entretien d'embauche, et il y a, surtout, une réelle pression sociale car les fumeurs sont vus comme un danger public, qui causent la mort des autres. Les fumeurs ont tendance à mentir sur le véritable nombre de cigarettes qu'ils fument, certains même, s'empêchent de fumer chez eux par rapport au regard des voisins, plus de la moitié des sondés répondent qu'ils ne pourraient pas se mettre en couple avec un fumeur. Et le pire dans tout ça c'est que ça ne sert à rien : le tabagisme a augmenté. Donc on voit bien que ce genre de choses très restrictives ne servent à rien et, en plus, mettent sur les fumeurs une véritable pression sociale et psychologique.

Mais on n'a pas besoin d'aller de l'autre côté de l'Atlantique pour voir que les lois ne servent à rien (dans ce genre de cas) (je précise au cas où xD). Comme je le disais dans l'émission on va vers l'interdiction totale de l'alcool au volant et pourtant certains prennent encore leur voiture en étant bourré. Alors, certes, comme m'a répondu Jean-Marc Morandini, une loi permet la répression. Mais je ne pense pas que ça change grand-chose. Le gars qui s'est fait prendre qu'est-ce qu'il va faire ? La semaine suivante (s'il a moins de vingt-cinq ans c'est pas dit qu'il attende jusque-là) il va aller à une soirée, boire, peut-être se livrer au binge drinking, et prendre le volant en espérant ne pas se faire prendre. Et l'amende n'aura servi à rien du tout. Finalement je me demande si ce n'est pas juste une question de savoir-vivre dans le sens où, quand vous êtes à un arrêt de bus, que le gars n'a qu'à faire un quart de tour et tendre le bras pour jeter son mégot, qu'est-ce qu'il fait ? il le jette par terre. Des auditeurs ont aussi appelé pour dire que, aux arrêts de bus, quand il y avait des fumeurs ils se mettaient au milieu du banc et que tout le monde prenait la fumée ; l'un des auditeurs voulait qu'on leur interdise de faire ça. Nan mais attendez... sérieusement ? On en est à ce point-là ? On en est au point où il faut une loi pour que les fumeurs s'éloignent quand ils se rendent compte qu'ils gênent ?! Mais c'est juste du savoir-vivre et du bon sens !

Une loi ne va rien changer. Je pense que les flics ont autre chose à faire que de surveiller ce que font les fumeurs aux arrêts de bus, et surtout que c'est juste une question de respect et, comme je me plais à le répéter encore et encore, on n'impose pas le respect, on ne peut pas obliger quelqu'un à respecter les autres. Le respect ça se gagne ou ça s'enseigne, mais ça ne s'impose pas. Les personnes qui mettent les mégots dans le sable à la plage manquent juste de respect et de savoir-vivre. Et qu'on ne me dise pas qu'ils n'ont pas de quoi les mettre ailleurs. Nous avons depuis longtemps inventé quelque chose de très simple mais néanmoins très pratique qui s'appelle une boîte. Si si, une boîte, je vous jure. C'est révolutionnaire ! :P Le problème c'est juste que les gens ne respectent pas les autres, qu'ils s'en fichent complètement. Et je ne pense pas qu'une loi fera changer ça. Par contre, on peut peut-être faire des campagnes de sensibilisation ou, encore mieux, agir sur les plus jeunes pour leur faire comprendre que, non, ce n'est ni cool ni swagg de jeter un mégot par terre (oui, j'ai dit "swagg", et alors ? Moi aussi je suis jeune ! xD).

L'autre jour au 19.45 de M6 ils interviewaient quelqu'un devant un jardin d'enfant et ça m'a fait un peu fait rire. En arrière plan on voyait le jardin d'enfant avec les balançoires, chaises et bascules, etc. entourés d'une grille verte. Le père ou la mère qui veut jouer un peu sur les mots n'a qu'à aller de l'autre côté de la barrière pour sortir du jardin d'enfant et ne pas être hors la loi. Et pourtant il suffit d'un coup de vent pour emporter la fumée près des enfants. Donc ce décret il me fait un peu rire, quand même, il faut bien le dire. Par contre, ce qui me fait moins rire, c'est que les gens n'aient même pas le bon sens de ne pas jeter leurs mégots par terre ou sur les plages, de ne pas s'éloigner quand ils se rendent compte qu'ils gênent quelqu'un à un arrêt de bus. Parce que si ça continue, à mon avis, on est bon pour le genre de répression états-unienne et là tout de suite on va moins rigoler.

Qu'en pensez-vous ?


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Les Jolies Plumes #4

Peter Boehi
Bonjour !

Pour cette édition des Jolies Plumes (si recevoir un sujet tous les mois vous intéresse, vous pouvez vous inscrire à cette adresse mail : latelierdesjoliesplumes@gmail.com) le sujet était : "Une lettre reçue ou une lettre qu'on envoie, à cette personne très loin _ par les kilomètres, une dispute ou un peu plus _, une lettre dans laquelle votre héros se dévoile, s'excuse ou pardonne, entretient ou tente de raviver _ faire renaître _ le lien. Une lettre d'amour, une lettre de haine, une lettre de confession, une lettre d'amitié, une lettre pour se retrouver _ vous avez l'entière liberté ! Alors, à qui votre héros écrit-il ou de qui reçoit-il une lettre ? Que révèle-t-il ou que découvre-t-il ? En quoi cette lettre est-elle importante ?".

Et à cette occasion j'ai ressorti un personnage que ceux qui me suivent depuis plusieurs mois connaissent déjà puisque je l'ai inventé il y a deux participations quand nous devions écrire sur un personnage amnésique.

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Petrus,

Désormais que je sais que tu savais pour moi, je comprends pourquoi tu as quitté la ville et le royaume. Je sais que, quand je suis arrivée à Aztrada, accompagnée d’un mercenaire et d’un garçonnet, tu m’as reconnue. Mais tu ne m’as rien dit, tu m’as même assuré que nous ne nous étions jamais rencontré. Tu m’as laissé poser les questions que personne n’osait poser, tu m’as laissé remettre en cause notre éducation dont je n’avais aucun souvenir, tu m’as laissé interroger les traditions de notre royaume, nos façons de penser et d’agir. Tu t’es servi de moi pour ouvrir les yeux des autres. Je ne t’en veux pas, je te comprends tu sais. Tu avais tout compris sur nous, et personne ne t’écoutait jamais ; j’étais une trop bonne occasion, je le sais. Tu as bien fait, j’aurais certainement fait la même chose si nos places avaient été inversées. Je me doutais de quelque chose, tu sais, mais je t’aimais bien, alors je te faisais confiance sans trop me poser de questions. Mais je n’avais pas compris que tes manœuvres te mettaient en danger, que d’autres avaient compris ce que tu essayais de faire et voulaient te faire taire. Je t’aurais protégé, tu sais.
Mais maintenant il n’y a plus de dangers pour toi à Aztrada, et les choses ne sont plus pareilles quand tu n’es pas là, avec ton ironie et tes sarcasmes, avec ta manière de douter de tout et de tout le monde, comme si un immense complot dirigeait ce monde. Il faut que tu reviennes Petrus. Je sais que je ne serais pas la seule à apprécier ton retour. Beaucoup d’ambassadeurs te réclament tu sais. Tu es parti depuis si longtemps maintenant que tu dois t’être refait une vie là-bas. Si tu as une famille, tu peux l’amener ici, tu sais. Il ne lui arrivera rien. Je suis capable de la protéger, j’ai des hommes de confiance dont même toi tu ne pourrais pas douter si tu les rencontrais ! Tu sais, ce garçonnet avec lequel je suis venue à Aztrada ? Il a bien grandit. Il a seize ans maintenant, et c’est un très bon combattant. Je dirais qu’il me fait un peu penser à toi, maintenant que la plupart de mes souvenirs sont revenus. Il est un peu espiègle, comme toi. Il te plairait je crois. Et, tu sais, le mercenaire qui nous accompagnait ? Il lui a appris tout ce qu’il savait, et, tu sais, il est resté à mon service. C’est un homme de confiance, Petrus. Si tu revenais, ceux qui t’en veulent n’auraient aucun moyen d’agir. En plus, je te connais assez pour savoir que, les murmures de cour, tu aimes ça, tu aimes gérer un Etat _ d’ailleurs, si tu me disais que tu es devenu conseiller de ton nouveau roi, ça ne m’étonnerait même pas. Alors reviens, Petrus. C’est grâce à toi que j’ai vécu assez longtemps pour laisser le temps à mes souvenirs de revenir. C’est grâce à toi si le royaume n’a pas sombré ! Je tiens à toi, Petrus, et j’aimerais que tu reviennes à mes côtés.
Je sais ce que tu vas dire. Tu vas dire que tu es parti depuis trop longtemps pour avoir vu les évolutions de la société, que tu ne serais plus aussi efficace qu’avant dans tes analyses. Mais moi je sais que même si c’est vrai, ton esprit est toujours aussi aiguisé, et que tes analyses seraient toujours correctes. Qu’il te faudrait à peine quelques heures pour t’adapter. Je sais que tu apporterais un regard extérieur que nous n’avons pas. Je sais que tu apporterais une manière de voir les choses différente, que nous n’avons pas. Ce que j’ai amené quand je suis revenue à Aztrada, maintenant, c’est toi qui l’as, Petrus, et nous en avons besoin. Il faut que tu reviennes. Pour moi, pour le royaume qui nous a vu grandir et qui nous a vu le sauver.
Reviens, Petrus, je t’en prie.

Je t’aime mon frère,
Marozia

___________________________


Voilà ! :)
Qu'en pensez-vous ?

Les autres participantes : My Pretty LunacyHello it's AlexJolly JuniperGoldfish Gang BlogOphéSonge d'une nuitEncore une connasse parisienneAllez danseLexie SwingFil culturelPetite mais pas queMarie KléberBirds and beeDounia Joy

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Si j'étais, je serais... #5

Bonjour !

Dernier article de cette série en commun avec Mots à maux aujourd'hui ! J'espère que vous ne vous êtes pas trop ennuyé, en tout cas moi ça m'a fait bizarre d'écrire tous mes articles à la l'avance... Y compris celui-ci où je dois vous dire ce que je serais si j'étais une musique, ce qui est assez difficile parce que je n'ai pas beaucoup de coup de coeur en musique. Mais si je dois être tout-à-fait honnête j'en ai au moins un.

Quand j'étais petite j'écoutais très souvent la comédie musicale Notre Dame de Paris et encore aujourd'hui j'en chante régulièrement les chansons donc disons que si j'étais une musique, je serais celles de Notre Dame de Paris (oui, je triche, je mets un "s" à "celles", mais si vous êtes attentif vous aurez remarqué que j'ai triché à au moins deux autres articles de cette série, donc on n'est plus à ça près ! :P). Même si j'adore aussi la BO de Game of Thrones.

Et vous, si vous étiez une musique, laquelle seriez-vous ?


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