lundi 27 avril 2015

A défaut d'un blog voyage

Bonjour !

A défaut de reconvertir mon blog en blog voyage j'ai demandé à plusieurs personnes avec lesquelles je parle un peu via Student of the World de m'envoyer des artistes de leur pays qu'ils aiment bien. Je peux donc vous envoyer en Chine, en Azerbaïdjan, au Sénégal, au Mexique, en Argentine, et en Russie !

On va commencer par la Russie ! Parce qu'Annette est la première personne à qui j'ai demandé :) Elle m'a donc envoyé des chansons d'une certaine Pelageya que j'ai bien aimée !


Mais aussi Melnitsa (j'aime beaucoup ce prénom !) et Maksim Dunaevsky.



Et maintenant on va faire un grand saut au travers des fuseaux horaires parce que je vous envois de l'autre côté du monde : en Argentine avec Marilina Bertoldi :)



Si je vous dis que les prochaines chansons sont en wolof vous savez que l'on traverse de nouveau l'Atlantique en direction du Sénégal !




Et on fait un autre bon en direction de l'Azerbaïdjan avec Roya Aykhan !



On poursuit notre tour du monde vers l'Est et je vous envoie en Chine :) La première artiste je l'ai découverte toute seule en fouinant un peu sur internet (et si je veux être tout-à-fait précise – ce que je veux :P – je dois dire qu'elle est Taïwanaise), les autres c'est une correspondante qui me les a envoyé.






Et pour que le tour du monde soit complet nous allons devoir traverser le Pacifique, atterrir sur un continent où je vous ai déjà emmené puisque nous sommes allés ensemble en Argentine (si seulement on y avait vraiment mis les pieds... ! :D) et passer la frontière mexicaine ! Adrianna a cité Ha-ash et m'a recommandé Perdón Perdón, alors voilà Perdón Perdón ;)


Elle a aussi cité Camila, Reik, Jesse & Joy, Paty Cantú, Thalía, et Golden Ganga que voici !







Voilà ! J'espère que ça vous a plu !

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vendredi 24 avril 2015

Quelle est cette société

Bonjour !

Ce matin sur RTL (quand mon père écoute RTL, j'écoute RTL, ma vie est un drame xD) ils parlaient de ce bébé né mort (mort-né c'est bien aussi, hein :P) dont les reins avaient servi à sauver quelqu'un. Du coup c'était une bonne occasion de parler du don d'organes mais aussi du problème du repli familial, des 45% de parents de donneurs qui refusent qu'on prenne les organes de leur mort qui lui le voulait. Et le monsieur posait cette question : quelle est cette société où les gens veulent recevoir mais pas donner ? C'est une question intéressante, qui mériterait réflexion, mais moi j'en ai une autre : quelle est cette société où les gens ne respectent même pas la volonté de leur mort ? Et ça concernant le don d'organe comme autre chose.

Alfred de Musset a écrit la pièce de théâtre Lorenzaccio dans le recueil qui s'appelle Un Spectacle dans un Fauteuil. Il voulait qu'on lise sa pièce, pas qu'on la joue. Et que s'est-il passé quand il est mort ? On s'est empressé de mettre Lorenzaccio en scène ! Comme si, une fois mort, son opinion, son choix, concernant son oeuvre, n'avait plus aucune valeur. C'est un peu pareil avec le replis familial sur le don d'organe. On nous répète, toute notre vie, que notre corps nous appartient, que si notre conjoint ou notre conjointe nous impose quelque chose ça s'appelle un viol, que l'on peut faire le choix ou non de donner ses organes, de se faire enterrer ou incinérer, que l'on peut faire absolument tout ce que l'on veut avec notre corps (même nous prostituer). Et qu'est-ce qu'il se passe quand on meure ? On perd ce droit sur notre corps et notre entourage peut décider à notre place ce qu'il se passera avec notre corps. Je trouve ça dingue... Mais ça marche pour tout. La décision d'Alfred de Musset sur sa pièce de théâtre n'avait rien à voir avec sa fin de vie ou sa mort.

Je trouve ça irrespectueux de ne pas suivre les directives d'un mort. Comme si, maintenant qu'il était plus là et qu'il ne risquait plus de bouder, on pouvait passer outre ses décisions. Moi je pense que l'on devrait respecter les morts. D'ailleurs ça me fait penser à cette photo que j'avais vue d'une adolescente gothiques affalée sur une tombe... dramatique. Je ne demande pas non plus à ce qu'on leur voue un culte, hein, faut pas déconner, mais si au moins on pouvait respecter leur souhait, quel qu’il soit et même si on n'est pas d'accord avec... ! Parce que mine de rien la personne qui nous a confié quelque chose, nous a dit quelque chose, elle nous a fait confiance. Et nous on brise cette confiance. Et pourquoi ? Parce qu'on peut se dire que de toute façon l'autre n'est pas là pour nous engueuler... A la limite j'ai presque envie de dire que c'est de l'abus de confiance et, en poussant un peu, de l'abus de faiblesse. Je sais que j'ai tendance à pousser très loin la notion de respect mais, sincèrement, que l'on ne respecte pas la volonté, le vœu, le souhait, de quelqu'un une fois qu'il est mort, que ça concerne ou non ladite mort, ça me choque. Je trouve que ce n'est pas respectueux.

Qu'en pensez-vous ?


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dimanche 19 avril 2015

Arrêter ses études et devenir youtubeuse ?

Bonjour ! :)

Comme je l'ai dit sur Hellocoton, dans les recherches qui ont mené à mon blog ce mois-ci il y avait celle-ci : "avis arrêt études youtubeuses". J'ai l'habitude des "salaire youtubeuses", "combien gagnent les youtubeuses" etc. (dont la réponse est bien cachée d'ailleurs) mais là c'est la première fois que j'ai ça. Et, comme je l'ai dit sur Hellocoton : on s'inquiète tout de suite ou on attend encore un peu ?

Quand dans Le Tube de Canal+ ils ont fait un reportage intitulé Les Youtubeuses prennent-elles le pouvoir ? j'avais commencé à écrire un article puis je l'avais finalement supprimé. Dans ce reportage on y voit Enjoy Phoenix (que je n'aime pas mais c'est un autre débat) (qu'on ne m'accuse de pas de jalousie : je ne me maquille même pas xD) qui dit qu'elle a arrêté ses études et a assez d'argent pour vivre dans son propre appartement à 19 ans. Je crois que j'avais déjà utilisé cet exemple dans un article (décidément je me répète) mais je ne pensais pas que des filles en étaient réellement à songer à arrêter leurs études pour se lancer dans la fabrique de vidéos. Parce que faire des vidéos et s'exposer sur internet dans l'espoir _ le but, ne mâchons pas les mots _ de gagner des sous-sous c'est une chose, mais ne faire que ça en est une autre.

Il y en a combien des Youtubeuses qui ne font que ça (puis c'est quoi cette manie de mettre une majuscule d'abord ? Je proteste ! On ne dit pas Blogueuses. Enfin bref.) ? Du temps où j'en regardais il y en avait certaines qui s'excusaient tout le temps de ne pas pouvoir être plus présentes, ou d'être en retard dans les vidéos prévues, précisément parce qu'elles faisaient des trucs à côté. Et puis est-ce que ce n'est pas prendre le problème à l'envers ? Celles qui arrêtent leur travail ou leurs études, maintenant, c'est parce qu'elles ont assez d'argent pour le faire, pour en vivre, comme l'écrivain Samantha Bailly qui se consacre à l'écriture (mais fait des études de neurologie à côté si je ne m'abuse) maintenant qu'elle peut se permettre de ne faire que ça. Mais des filles qui plaquent tout avant de réussir il ne doit pas y en avoir des masses. Ce n'est pas comme tout plaquer pour ouvrir une boulangerie après une réorientation, c'est beaucoup plus risqué. Des boulangeries on en a toujours besoin, des youtubeuses... il y en a déjà trop. Pour une qui réussit combien il y en a qui n'ont que dix vues par vidéos ? Il ne faut pas oublier non plus que pour attirer les gens il faut produire des vidéos de qualité. Vous êtes vraiment prêts à investir dans des appareils photos-caméra onéreux pour vous lancer dans une activité dans laquelle vous ne percerez peut-être jamais tant la toile est inondée ? C'est comme les blogs... Oui, il y a Hellocoton pour aider mais, au final, il y a combien de petits blogs qui ne percent jamais vraiment ?

C'est comme de vouloir imiter son chanteur ou son acteur préféré. Sauf que ça parait facile, plus accessible. Souvent à tord ; les blogueuses et les youtubeuses travaillent. C'est vrai, se filmer, poster la vidéo, attendre qu'on la regarde, attendre les marques, ça a l'air facile, immédiat. Ça relève un peu du fantasme aussi. En fait je dirais que l'on est face à un nouveau genre d'idoles : les idoles du net. Dans les reportages on voit des foules immenses et ces youtubeuses avec des mégaphones. C'est fou. Alors forcément, comme certaines veulent faire comme Beyoncé, d'autres veulent imiter Sandrea (que j'aime beaucoup d'ailleurs même si je ne regarde plus de vidéos depuis longtemps). Et arrêter leurs études.

Moi je veux bien que l'on veuille tout faire pour vivre de sa passion. Mais est-ce qu'il ne faut pas s'assurer une porte de sortie ? Une autre voie ? Je sais que j'ai dit qu'il fallait le temps de se tromper, mais devenir youtubeuse n'est pas un métier comme un autre, c'est plus risqué, et à mon avis il vaut mieux avoir un filet au fond du ravin si jamais on tombe.

Alors on s'inquiète tout de suite ou on attend encore un peu ? Moi je choisis tout de suite. Parce que pour moi ça prend des proportions trop énormes. Les youtubeuses prennent-elles le pouvoir ? Quand j'ai entendu le titre de ce reportage j'étais plutôt mitigée, une petite voix me soufflait que l'on ne peut pas vraiment appeler ça du pouvoir. Et en même temps, avec cette simple recherche Google, je me rend compte que ces jeunes femmes ont un pouvoir d'attraction assez énorme. Pour vous dire, j'ai une amie qui a été surprise quand elle a appris que j'ai un blog (ne jamais regarder ses mails en cours, règle numéro 1 et note à moi-même). Elle a dit que j'étais pour les ados, les collégiens. Elle ne connait pas du tout le monde de la blogosphère, elle était surprise quand j'ai dit que je lisais plein de blogs de trentenaires, comme si vous étiez des filles un peu tarées, un peu gamines sur les bords (c'est beau les préjugés). Pourtant elle regarde des youtubeuses. Alors oui, je crois que, quelque part, les youtubeuses prennent un peu le "pouvoir" et que c'est inquiétant que certaines cherchent à arrêter leurs études pour devenir comme elles. Peut-être que c'est parce que les études de cette personne ne lui plaisent pas, qu'elle a peur de rater ses partiels et qu'il faut relativiser : mais elle fait quand même une recherche pour se reconvertir dans Youtube et pas dans un métier comme un autre.

Qu'en pensez-vous ?


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jeudi 16 avril 2015

Le temps de se tromper

Bonjour !

J'ai une amie qui a un soucis. Elle se met/a une grande pression sociale sur le dos. Elle a fait une première année de prépa parce qu'elle ne savait pas quoi faire, maintenant elle est en première année d'Histoire avec moi et elle a l'impression d'être nulle parce qu'elle n'arrive pas à avoir de très bonnes notes comme ses sœurs avant elle. Elle m'a dit que si elle ratait cette année elle ferait autre chose parce qu'elle a déjà perdu un an avec sa prépa et qu'elle ne veut pas perdre encore du temps. Et en fait je trouve que son cas est assez représentatif, en quelque sorte, d'aujourd'hui.

Tout va trop vite. L'information va vite. Les gens marchent vite dans la rue, ils se regardent à peine. On ne perd pas de temps à se dire bonjour, à laisser les gens descendre du métro avant d'y monter : il faut aller vite, être le premier, pour avoir la meilleure place. Vite, vite, vite. Et on nous demande de faire des choix vite. Notre avenir ? Prévu et bouclé en Troisième, à quatorze ans, quand on nous demande _ que dis-je ?! _ quand on nous somme de choisir une voie. Maintenant. Vite, vite, vite. Et, quand on se trompe, qu'on bifurque, qu'on revient sur nos pas, qu'on retourne au carrefour pour changer de route ou qu'on s'y arrête pour réfléchir on nous regarde parfois d'un mauvais œil. Il y a l’œil inquiet qui se dit "mon dieu, que va-t-elle devenir ?" et l’œil peu bienveillant, qui se dit que c'est quand même fou de se tromper comme ça et de perdre du temps à ce point.

Tout va trop vite. Et si on se laissait le temps ? Le temps d'essayer, le temps de voir, le temps de se tromper. L'autre jour j'ai cherché comment passer ses études en Inde, en Chine, et dans d'autres pays, juste comme ça, pour voir. Dans l'article sur l'un des pays que j'ai cherché ils disaient que là-bas il y avait un petit temps pour choisir tes options, pour les tester, voir ce que tu préfères, et ensuite les choisir définitivement, au lieu de cocher une case sur un papier sans savoir à quoi s'attendre. Et si on se posait ? Si on se laissait le temps de se tromper ? Si un ado veut faire un bac pro et pas un bac général ? Pourquoi ne pas le laisser y aller ? Peut-être que c'est vraiment ce qu'il a envie de faire. Et puis, s'il se rend compte qu'en fait non, il sera toujours le temps de changer de voie, ou d'aller à la fac ensuite. Comment-ça, "c'est plus facile à dire qu'à faire" ? Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui veut ne rien faire trouve une excuse. Si l'on ne faisait que les choses faciles il n'y aurait personne pour tenter de mettre fin à l'épidémie d'Ebola, il n'y aurait personne pour lutter contre les terroristes, il n'y aurait personne pour gravir l'Evrest, il n'y aurait personne pour trouver les épaves des navires au fin fond de l'océan. Si l'on ne faisait que les choses faciles on ne ferait rien.

On dit l'erreur est humaine, tout le monde peut se tromper, et qu'il y'a que les cons qui ne changent pas d'avis. Mais dans la pratique il faut choisir vite. Maintenant, tout de suite. Il ne faut pas revenir en arrière, il ne faut pas changer d'avis, il ne faut pas perdre son temps. Il faut choisir ses études vite, vite, vite, et ensuite trouver un travail vite, vite, vite. On ne peut pas essayer, se dire "ça m'a permis de savoir que ça je ne peux pas et de ne pas avoir de regret". Il faut aller vite.

Je ne dis pas qu'il faut se la couler douce pendant vingt ans après le bac et seulement commencer à penser à ce que l'on veut faire "plus tard". Oui, si on rentre vite dans la vie active, c'est mieux. Mais je demande un peu d'indulgence, un peu de temps, un peu de lenteur. On ne peut pas faire le choix de toute une vie en deux minutes, en cochant trois case sur une feuille. Il faut essayer, il faut faire des erreurs, il faut réussir et échouer. Il faut avoir le temps. Le temps de se tromper.

Et puis le temps c'est très subjectif. Je veux dire... oui, une seconde, c'est une seconde, une heure, c'est une une heure. Mais une heure peut paraître dix minutes comme elle peut s'éterniser. Et je crois que plus on nous presse plus le temps passe vite, et plus l'on est frustré de se dire que l'on n'en a plus. Alors que si on nous en laisse, on réfléchira mieux, plus vite, plus rationnellement, et on fera de meilleurs choix.

Qu'en pensez-vous ? Avez-vous eu le temps de vous tromper ?


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mercredi 8 avril 2015

Les filles, ces empotées

Bonjour !

Il y a deux jours j'ai entendu une fille dire à deux de ses amis (qui évidemment n'ont pas relevé, sinon ça serait ça le fait vraiment surprenant) qu'elle était nulle en sport et n'y arrivait qu'aux sports de filles : la danse, la gym, et les "trucs comme ça". Heureusement que j'avais pas encore mangé mon sandwich parce que je crois que je me serais étouffée avec mon poulet. Et heureusement pour elle que j'étais loin d'elle parce que si j'avais été à côté je pense que j'aurais pu me convaincre de l'arrêter cinq secondes pour lui dire ma façon de penser !

Il y a un mois c'était la journée internationale des droits des femmes, on passe notre temps à dire qu'on veut le même salaire, qu'on ne veut pas perdre le droit à l'avortement (ça c'est un clin d'oeil en direction de l'Espagne), qu'on est intelligente, qu'on est tout aussi capables que les hommes, qu'on mérite autant de considération. Et à côté de ça on entend encore des filles dire des âneries pareilles ! C'est fou !

"Sports de filles" ?! Mais c'est quoi un "sport de fille" ?! Nan parce que les nageuses, les sauteuses à la perche, les sprinteuses, les footballeuses, les cyclistes, les parachutistes, les tennis women, les basketteuses, les handballeuses, toutes celles qui font de l'athlétisme, du kayak, de l'aviron, du surf, du judo, du karaté, de la lutte, de la boxe, du rugby, du ski, du snowboard, du patin à glace, du badminton, du biathlon et du triathlon et du décathlon, du tir à l'arc, du tango... (attendez, je reprends mon souffle, cette phrase a besoin d'une pause) du volley, du VTT, du roller, de la course à pied, de l'escrime, de l'escalade, du javelot, du plongeon, de la planche à voile, du parkour, de la natation synchronisée (à non, pardon, ça c'est vraiment un sport de fille :P) doivent changer de passion, métier, passe-temps, parce qu'elles ne font pas un sport pour elles. Allez, toutes à la natation synchronisée (donc), à la danse classique et au patinage artistique ! Comment ça vous n'aimez pas ? Non mais attendez, on ne vous demande pas votre avis ! Vous devez faire un sport de fille, enfin !

Un "sport de fille"... on marche sur la tête. Et pourquoi une fille ne pourrait pas faire du rugby ? C'est où que c'est écrit ? Et du foot ? Je ne sais pas si vous avez déjà regardé un match de foot féminin mais, au moins, les demoiselles, elles se relèvent tout de suite quand elles tombent, elles ne font pas genre elles sont au bord de la mort. Enfin bref, c'est un autre débat. Oui, donc ! Autant dire tout de suite que les filles sont des empotées si elles ne peuvent pas faire de judo, de tango, de ski, de biathlon, de handball, de football, d'escrime, d'aviron, de plongeon, de boxe, d'athlétisme, de cyclisme, bref, vous m'avez comprise.

Je me demande si cette fille a déjà regardé les Jeux Olympiques. Parce que les garçons font de la gym. Et moi ce qu'ils font je ne pourrais pas le faire sans beaucoup, beaucoup, beaucoup d'entraînement. Et encore. Peut-être pas au niveau olympique. Pourtant je suis une fille et la gym c'est un sport de fille, donc je devrais y arriver, normalement. Pareil pour la danse. Je ne suis pas une grande fan de Danse Avec les Stars même si j'ai regardé quelques fois et force est de constater que les filles ne sont pas plus douées que les garçons. Nathalie Péchalat a dû travailler aussi (mais en temps que patineuse professionnelle de niveau olympique elle était un peu avantagée, quand même). Et puis les danseurs ben... comme pour les gymnastes : je ne serais jamais à leur niveau (mais moi je suis une vraie empotée : aucune conscience de mon corps et aucune coordination : bref : le Boulet).

Vous vous rendez compte quand même ? On en est arrivée à un point où on a réussi à ancrer dans la tête des filles qu'elles ne peuvent faire que des "sports de fille" (je ne connais qu'un seul sport de fille : le roller derby, inventée seulement pour nous, mais ça à l'air tellement cool que je suis sûre que les garçons vont finir par s'y mettre) (les bougres). D'ailleurs rien que dans la représentation que l'on a du sport de fille : danse, gym, natation synchronisée et patinage artistique... Je ris ! Ça me fait penser à cette pub pour serviettes hygiéniques où ils ont demandé à des filles de "courir comme des filles", "frapper comme des filles", etc. puis à des adultes, et où l'on voyait clairement la différence. C'est assez navrant d'ailleurs... Ça me fait aussi penser à ce gamin qui a dit à sa mère qu'il voulait inviter un de ses camarades noir à son anniversaire : il voulait l'inviter "quand même". Ça montre bien que les enfants ont compris la représentation qu'on leur donne. A la radio une fois une dame disait que les enfants étaient racistes. Je ne suis pas d'accord ! Au contraire ! Enfant on parle à tout le monde, on ne comprend pas tous les signaux qu'on nous envoie, d'où le "quand même" de ce garçon. Bref. Ça me fait aussi penser à cette illustratrice dont j'ai entendu parler dans Les Carnets du Monde qui, parce que son enfant de trois ans retenait ses larmes parce qu'un garçon "ça ne pleure pas" lui a fait des planches de BD à colorier avec des super héros qui pleurent, s'occupent de leur enfant, etc., et qui les à mises en libre service sur son site (en anglais il me semble). Ben le garçon a pleuré.

Alors cette fille, si je la reprend à dire "sport de filles" je lui fous deux baffes demande ce qu'elle entend par "sport de filles" et si elle se rend compte que c'est du grand n'importe quoi (et si, même après une longue discussion, elle persiste, là, je lui fous deux baffes m'en vais en grommelant) (je ne frappe pas les gens, moi, je suis civilisée) (puis d'abord les filles ça ne frappe pas, enfin !) (sinon ça se casse un ongle, faut refaire la manucure, et ça fait du temps en moins pour le shopping xD).

Qu'en pensez-vous ?


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vendredi 3 avril 2015

On est tous des Hommes

Bonjour !

Il y a quelques jours il s'est passé un truc qui m'a interpellé, dont on a reparlé brièvement avec Mots à maux qui m'a mis gentiment la pression et m'a dit qu'elle voulait voir un article sur le sujet avant la fin du mois. Alors voilà. En fait j'ai accompagné une amie à une dédicace de Norman (que voulez vous, chacun ses goûts hein :P). Il y avait beaucoup beaucoup de monde, j'ai laissé mon amie devant la Fnac et je suis partie. On lui avait filé un micro, et il baragouinait des trucs. Les gens gueulaient. A un moment je suis passée devant une dame qui a dit à la personne à côté de qui elle marchait que l'hystérie collective la mettait un peu mal à l'aise. Je comprends parce que c'est vrai que parfois ça fait un peu peur de voir à quel point on peut en arriver, au point où les gens poussent les autres contre les barrières et vont à l'encontre de toute réflexion comme "on va les écrabouiller et les faire trébucher". Mais en même temps je comprends que, quand on élève une personne sur un piédestal et que l'un de nos rêves soit de la rencontrer, on puisse être euphorique.

Le problème c'est que, justement, on élève une personne sur un piédestal nous-même, et que notre seul but soit de l'atteindre. C'est un peu étrange quand même. Pourquoi élever une personne à un rang à peine en-dessous de celui de demi-dieu pour ensuite vouloir tout faire pour le toucher ? Ça doit être le côté sérieux et rabat-joie qu'on me reprochait vaguement au collège qui remonte mais, sincèrement, je n'ai jamais été comme ça. Pour moi un chanteur, un acteur, un humoriste, aussi talentueux soit-il, reste une personne, avec des qualités, certes, mais aussi des défauts. Avec un raisonnement et une réflexion qui lui est propre, que l'on peut contredire, et que je ne suis pas obligée de reprendre aveuglément à mon compte (mon dieu, Machin à dit que les pull roses c'était nul ! vite, il faut que je jette mon pull rose !). Ça ne m'empêche pas de vouloir rencontrer les humoristes que j'aime bien, de vouloir des autographes, mais je ne suis pas complètement dingue.

En fait je n'admire personne. Donc je n'élève personne sur un piédestal. Je peux admirer une qualité chez quelqu'un, quelqu'un qui est mal parti dans la vie mais qui s'en ait sorti, ça c'est quelque chose qui m'impressionne. Mais ça ne veut pas dire que la personne n'a pas de défaut, je n'admire pas la personne, j'admire la personne pour ce qu'elle a fait, pour sa qualité. Après, comme je le disais à Mots à maux, il y a les grandes personnes incontournables comme Mandela et Gandhi. Mais c'est un peu pareil ; on peut les admirer pour ce qu'elles ont fait, pour les qualités qu'elles ont montré, mais sans les idéaliser, sans oublier qu'elles restent humaines et qu'elles ont des défauts. Je trouve ça un peu étrange en fait d'être complètement hystérique comme certaines personnes qui pleurent et s'évanouissent quand elles vont à un concert (c'est quand même pas de chance de s'évanouir parce que tu vois pas grand-chose du coup !).

Je me demande si cette hystérie et ce culte d'une personne n'est pas à rapprocher de ce que l'on connait déjà. Les rois et les pharaon disaient être les fils et envoyés des dieux, il y avait un culte autour d'eux, ils n'étaient plus vraiment des hommes comme les autres. Je me demande si l'hystérie que certaines personnes ont actuellement pour d'autres n'est pas une espèce de survivance... Mais surtout je me demande comment on peut avoir besoin d'élever une personne au-dessus des autres. Vous allez me dire que les ados (parce que ce sont surtout des ados qui sont complètement tarés) (l'autre jour sur Europe1 quelqu'un disait que le fait que Zayn quitte les One Direction avait le même impact sur les fans groupies que si, pour des adultes, Barack Obama quittait la Maison Blanche) ont besoin d'avoir des modèles et tout... Mais à ce point-là ? Nan parce que moi je n'ai jamais vécu ça. A un moment, en Sixième ou Cinquième, ça a duré moins d'un an, j'étais fan des Jonas Brother (on traîne tous ses casseroles, hein :P), j'avais même mis une photo en fond d'écran... mais c'était plus parce que mes "amies" aimaient aussi, et par une espèce d'amour "artificiel" dans le sens où sa venait du fait que j'avais vu un film où ils étaient dedans (je ne me souviens même plus du nom, c'est vous dire) que parce que j'aimais vraiment... enfin bref. Quand je vous dit que je n'ai pas été une ado normale (je n'aime pas ce mot mais à défaut d'un autre...) ! ;D

Alors voilà, les hystéries collectives ça ne me met pas vraiment mal à l'aise, mais ça me fait quand même un peu peur parce que ça me parait une réaction complètement disproportionnée face à des hommes (et des femmes, vive la parité !) qui, finalement, ne valent pas mieux que les autres. Ils ont des qualités que d'autres n'ont pas, mais ils ont aussi des défauts que d'autres n'ont pas. Ce sont des hommes et on est comme eux, ils sont comme nous, et c'est tout...

Qu'en pensez-vous ? Vous êtes hystérique ou raisonnable ?
(J'ai galéré pour le titre de l'article, faut pas m'en vouloir, haha ^^')


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mercredi 1 avril 2015

Si j'étais, je serais... #3

Bonjour !

Plus ça va et plus je trouve ça dur de trouver le ton d'un article quand on sait qu'il ne sera publié que dans plusieurs semaines, voir mois... Pour ce troisième article de portrait chinois nous avons décidé avec Mots à maux de vous révéler quelle citation nous serions si nous étions une citation.

Si j'étais une citation, je crois que je serais une citation de Louis XIV (oui, y'en a qui citent Platon, et moi je cite Louis XIV, que voulez-vous, chacun ses références ! On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a). Une citation que j'ai découverte il y a peu, qui fait un peu écho à des proverbes que j'aime bien, et qui me rappelle (comme si j'avais besoin de ça ! :P) que je dois apprendre à rester calme. Et sans plus attendre, sous ce suspens insoutenable (au moins), cette citation est : "A qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister".

Je trouve que c'est un peu dans la ligne de "Celui qui sourit au lieu de s'emporter est toujours le plus fort", qui est un proverbe japonais ; "Point n'est besoin d'élever la voix lorsque l'on a raison" et "Celui qui ne sait pas se fâcher est un sot, mais celui que ne veut pas se fâcher est un sage" qui sont deux proverbes chinois, et enfin : "Gardez votre calme, la colère n'est pas un argument" (voilà, comme ça si vous êtes comme moi, vous avez de quoi vous raisonner xD) de Daniel Webster.

Donc, si j'étais une citation, je serais celle de Louis XIV.
Et vous ? Si vous étiez une citation, laquelle seriez-vous et pourquoi ?

Source photo

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Les Jolies Plumes #3

Bonjour !

Ce mois-ci le thème des Jolies Plumes était : "Vos personnages ont été séparés - voyage, expatriation, travail, accident, rupture... - et se revoient après une certaine période de temps. Que ressentent-ils ? Ont-ils peur ? De quoi ? Que se passe-t-il ? Où se voient-ils ? Pourquoi s'étaient-ils quittés un temps ? Et que vont-ils faire à présent ?".

Pour moi c'était un sujet un peu difficile vu que je n'écris jamais d'histoires d'amour, que je n'ai jamais vécu d'histoire d'amour, et que je n'ai pas d'autres références que les séries télé bourrées de clichés. J'ai essayé de ne pas tomber dans les clichés, justement, mais je ne sais pas vraiment si j'ai réussi et j'ai un peu peur de vous avoir pondu un truc un peu cul-cul xD

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Les deux rangées d’une demie douzaine de lustres d’or volumineux éclairaient la vaste salle et l’orchestre, tassé dans un coin, qui jouait une musique d’ambiance tandis que les personnes présentes attendaient l’arrivée des derniers invités en discutant par petits groupes, se saluant, se ventant de leurs dernières acquisitions, et grignotant ce que les cuisiniers avaient installé sur les tables qui longeaient les murs latéraux. Régulièrement un nouveau couple traversait la haute porte à double battant, maintenue grande ouverte pour l’occasion. La plupart des invités de la reine ne leur prêtaient guère plus d’attention, attendant que ceux qu’ils connaissaient viennent les saluer. Mais Liévine, elle, les observait tous, cherchant des têtes familières avec empressement, des têtes qu’elle n’avait pas vues depuis presque cinq ans désormais. Elle en avait déjà croisé plusieurs, s’élançant chaque fois vers elles, les reconnaissant toutes immédiatement. Pourtant, lorsque son regard se posa sur lui, il lui fallut plusieurs secondes pour mettre un nom sur son visage tant le choc était violent. La jeune femme ne s’était pas attendue à le voir ici. C’était stupide, bien sûr ; il était l’un des nobles les plus important du royaume ; la reine l’avait forcément invité pour son anniversaire. Mais elle s’en voulait tellement, elle était tellement honteuse, qu’elle aurait préféré qu’il ne vînt pas.
Lorsqu’elle eut repris ses esprits elle s’assura rapidement qu’il ne l’avait pas encore repérée et scruta autour d’elle les endroits où elle pourrait se planquer. La salle étant dépourvue de colonnes, il n’y en avait pas réellement. La seule option qui se présentait à elle était de se tenir le plus loin possible de Raphaël, et elle prit la direction du fond de la pièce aussi vite qu’elle le pouvait, les yeux rivés sur le parquet, vers le bout de table opposé à l’orchestre ; elle pouvait ainsi espérer profiter de la foule pour ne pas se faire voir du jeune homme. Rassurée, elle saisit une petite tarte aux myrtilles et la grignota, l’esprit ailleurs, regardant la salle sans la voir. Les regrets serrèrent son cœur. Elle s’en voulait tellement d’être partie sans rien dire. La veille ils s’embrassaient comme ils l’avaient déjà tant fait, et le lendemain elle partait dans une voiture tirée par ses quatre chevaux préférés en compagnie de son père pour se rendre de l’autre côté de la frontière à l’autre bout du royaume. Ça avait été si soudain. La jeune femme n’avait pas su comment réagir.
Liévine émergea lentement de ses souvenirs pour se rendre compte qu’elle fixait Raphaël. Par chance il ne l’avait pas vu mais il lui aurait suffit de tourner la tête pour que cela soit le cas. Alors Liévine fit volte-face et jeta un œil à la fenêtre, comme si elle voyait quelque chose d’extraordinairement intéressant dans les arbres. Mais ça ne dura que quelques secondes ; quelqu’un frappa dans ses mains pour attirer l’attention : la reine. Malgré sa vieillesse elle se tenait toujours aussi droite que Liévine en avait gardé le souvenir, et elle rayonnait dans sa robe bleue saphir rehaussée de diamants. La souveraine remercia ses invités et annonça le début des festivités mais, préoccupée par Raphaël, Liévine l’entendit à peine et sursauta quand la musique commença vraiment. Son mari se courba devant elle en lui tendant la main avec un sourire qu’il voulût complice. Malgré son appréhension la jeune femme lui rendit son sourire et se laissa entrainer dans la danse, scrutant les invités pour savoir qui serait son prochain cavalier, redoutant de devoir danser avec lui.
Il devait tellement lui en vouloir, il devait tellement la détester d’être partie sans rien dire, d’avoir disparu du jour au lendemain, de ne lui avoir jamais envoyé la moindre lettre. Et elle s’en voulait tellement qu’elle savait ne pas être prête à affronter son regard qui serait plein de reproches et de colère. Elle ne voulait pas voir tout le mal qu’elle lui avait fait.
La musique s’accéléra et le cœur de Liévine battit plus fort dans sa poitrine. Elle changea de partenaire, ce n’était pas Raphaël. Mais un coup d’œil sur le côté lui appris qu’il serait le suivant et l’angoisse s’empara d’elle. La jeune femme savait qu’il ne lui restait plus qu’une chose à faire. Lorsque son partenaire la lâcha, elle se glissa entre une femme et un homme qui allaient bientôt se rejoindre et saisit la main et l’épaule du dernier, laissant la femme plantée derrière elle, dans un flottement qui dura plusieurs secondes pour trouver un partenaire. Liévine retint un soupire de soulagement et quitta la danse dès qu’elle le put pour reprendre sa place en fond de salle.
Raphaël ne devait surtout pas savoir qu’elle était là. Il ne méritait pas qu’elle lui rappelle de mauvais souvenirs, une trahison. Depuis ce lustre écoulé il avait dû trouver sans aucun mal une nouvelle amie et l’épouser, il n’avait pas besoin de se faire rappeler un échec.
Liévine saisit une autre tartelette pour noyer son angoisse. Elle ne cessait de surveiller les danseurs, espérant que Raphaël serait trop occupé avec ses cavalières pour la remarquer. Et en même temps, elle avait un pincement au cœur chaque fois qu’elle entrapercevait sa main au creux des reins d’une de ces femmes.
La jeune femme se força à se détourner ; plus elle le fixait, et plus elle aurait de chance pour se faire remarquer, ce qui ne devait absolument pas arriver.
Elle soupira. S’en était ridicule. Mais il ne fallait pas qu’il la voie.
― Mademoiselle ?
Liévine sursauta avant de se retourner. C’était lui. Penché en avant, son regard vert pétillant de quelque chose d’espiègle posé sur elle, un sourire sincère étirant ses lèvres, il lui tendait une main ouverte. La jeune femme se figea. Il ne semblait pas lui en vouloir. Pourtant elle l’avait blessé, en quelque sorte trahi, il ne pouvait pas lui sourire comme ça, comme s’ils s’étaient quittés la veille ! C’était impossible. Il devait forcément lui en vouloir, il lui en voulait forcément, même s’il ne le lui montrait pas. Liévine fut touchée par ses efforts pour ne pas afficher sa rancune mais elle savait que ce n’était qu’une façade, qu’au fond de lui il lui en voulait. Le contraire était impossible, il lui en voulait forcément et il le lui ferait savoir dès qu’il ne tiendrait plus, qu’il ne se sentirait plus la force de jouer la comédie pour faire bonne figure à la réception. Il ne pourrait pas garder ses sentiments pour lui, elle le savait, elle le connaissait par cœur.
Fébrile, elle lui saisit pourtant la main.

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