vendredi 31 octobre 2014

Histoire à 1000 mains

Bonjour !

Certaines d'entre vous sont déjà au courant parce que j'en ai parlé sur ma page Hellocoton mais j'ai lancé un petit projet d'écriture où chaque participante écrit une phrase sans savoir ce que la personne précédente a en tête, donc aucune fin n'a été prévue. Si vous souhaitez vous inscrire (je pense que c'est encore possible mais il faut aller un peu vite parce que forcément l'avant-dernière personne à passer, se sachant avant-dernière, va avoir tendance à commencer à amener une fin) ou juste suivre l'avancée de cette histoire sur le thème d'Halloween vous pouvez vous rendre sur le blog : http://histoirea1000mains.eklablog.com/. Et je pense que si ça marche bien on pourra en écrire une autre à l'occasion de Noël, du Nouvel An, enfin des jours un peu spéciaux ^^'.

Voilà, voilà :)

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lundi 27 octobre 2014

Mais c'est quoi, "bien" écrire ?

Bonjour !

Ce matin (je ne suis pas du tout longue à la détente) j'ai lu cet article de Charlie où elle disait qu'elle ne savait pas "bien" écrire, que, en gros, elle écrit comme ça vient, et qu'elle est impressionnée par d'autres blogueuses qui écrivent "bien". Et je lui disais dans un commentaire que l'on écrit en fonction de sa personnalité et en fonction de son but.

Notre façon d'écrire reflète notre personnalité, si l'on mâche un peu ses mots ou non, si on n'a une écriture un peu brute de décoffrage ou au contraire très douce, mais aussi ce que l'on veut. Ce que je veux dire par-là c'est que par exemple je n'écris pas de la même manière sur mon blog que quand j'avance mon roman ou que je fais un commentaire de texte, parce que mon blog c'est mon petit endroit perso où je n'ai pas besoin de montrer à quel point je sais annoncer un plan avec subtilité (et puis il vaut mieux pas parce que vous seriez déçus). Au contraire, Asmaa, que cite Charlie, a dit dans un message sur Hellocoton que son blog était sa vitrine, donc elle a besoin de "bien" écrire et étaler sa culture pour montrer ce qu'elle vaut. Après on peut vouloir "bien" écrire dans le sens où l'on travaille un peu ses articles, où l'on corrige une phrase qui ne plait pas, mais ça reste différent de l'exercice de la dissertation ou du roman.

En lisant l'article de Charlie je me suis fait une autre réflexion : c'est quoi "bien" écrire ? D'après moi ce n'est pas parce que l'on fait étalage de mots savants que l'on écrit bien ; l'on n'écrit pas forcément mieux quand on dit "déféquer" plutôt que "chier". Je crois que pour être bon un texte doit refléter la personnalité de la personne, et transmettre des émotions. Je ne suis pas sûre que si on demandait à Victor Hugo d'écrire comme Baudelaire ça serait bon, parce que ce serait une imitation. En fait, voilà, c'est ça ; notre écriture ne doit pas être l'imitation de celle d'un autre. Notre écriture c'est comme les rayures d'un zèbre : c'est unique et personnel, on développe notre propre style, on ne le crée pas. Si on se crée un style c'est forcément mauvais, d'après moi, et pas sincère, pas "vrai", même si l'on ne ment pas (ça va, vous suivez ? :P).

Moi je crois que Charlie écrit bien parce que si ce n'était pas le cas personne ne la lierait puisque personne ne serait jamais touché par ce qu'elle dit. On lirait un de ses articles et on l'oublierai tout de suite, parce qu'il n'aurait aucun intérêt. Moi je crois qu'elle écrit bien mais à sa manière, elle a son style, unique, inimitable, parce que personnel.

Je ne vais pas nier que personne n'écrit mal ; ma soeur m'a fait corriger un texte qu'elle devait rendre à sa prof de français et c'était mauvais. Mais écrire n'est pas son moyen d'expression, elle ne le fait pas naturellement, elle le fait quand on le lui demande, quand elle y est obligée. Je crois que l'on ne peut pas écrire "mal" quand on écrit tout le temps parce qu'on développe un regard, une manière de dire les choses, son propre style, sa propre sensibilité. Donc rassure-toi Charlie, tu écris bien ;) !

Qu'en pensez-vous ?


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mercredi 22 octobre 2014

De la laïcité


Bonjour !

Ce matin j'ai entendu un débat dans l'émission de Jean-Marc Morandini à propos de la laïcité : doit-on supprimer tout signe religieux au travail ? Et je dois avouer que ce débat tombait à point nommé parce que hier je m'étais justement dit que j'avais bien envie de refaire un article sur ce genre de sujet, parce que parler de sa vie c'est bien sympa mais je doute qu'elle ait vraiment un grand intérêt.

En fait ce qui m'a un peu dérangé dans ce débat, outre le fait que l'un des intervenants représentant l'UMP a dit de belles âneries, c'est le fond. En gros le but, si l'on supprime tout signe religieux au travail, ce serait d'apaiser les tensions entre les gens, que tout le monde soit plus calme. Mais, comme le disait l'une des auditrices, c'est peut-être davantage ce genre de débat qui réveille les tensions. Parce que finalement on supprime les signes religieux au travail, super, très bien, et après ? Pour me moquer je me suis dit qu'il faudrait aussi raser les églises, cathédrales, synagogues et mosquées, parce qu'après tout en entrant dedans pour la messe ou la prière on impose sa religion, ou alors qu'il fallait interdire aux gens d'accrocher des crucifix chez eux parce que les gens de l'appartement d'en face pourraient le voir par la fenêtre. Mais je suis vite redescendue quand le gars a dit qu'il fallait interdire les kippas dans la rue (et autres signes). Parce que c'est ça le problème : on supprime les signes religieux quelque part et après on le fait dans un autre domaine, et encore dans un autre domaine... Dans certains états des Etats-Unis les gens n'ont pas le droit de fumer sur leur balcon, c'est vous dire jusqu'où on peut aller si on veut vraiment interdire quelque chose.

J'ai délibérément pris cet exemple des cigarettes pour tenter de faire une habile transition (héhé :P) avec autre chose que ce monsieur a déclaré : qu'il faudrait, au nom de la laïcité, flouter les signes religieux (par exemple la croix de Johnny Hallyday) à la télé, faire le même genre de lois que pour les cigarettes ou les marques. Sauf qu'une religion, une foi, ce n'est ni une addiction semblable à celle que l'on peut avoir à la nicotine, ni semblable à une marque. C'est très différent. On ne peut pas, à mon avis, appliquer le même genre de législation et en fait je trouve ça même assez stupide et dangereux.

Dangereux parce que la laïcité ce n'est pas éradiquer tout signe religieux _ sinon allons-y, rasons mosquées et églises _ c'est accepter toutes les religions, ne pas faire de conversions forcées, ne pas interdire aux gens de pratiquer leur culte, etc. Ils prétendent apaiser les tensions mais, sincèrement, les tensions, moi, je ne les vois pas (je suis peut-être aveugle, vous me direz). Au collège j'avais une amie qui portait une croix autour du coup et une autre qui était musulmane et elles s'entendaient bien, elles ne s'insultaient pas. Une auditrice a appelé, elle gère une entreprise dans le bâtiment, elle a dit que si l'un de ses employés avait une croix ça lui donnait justement plus envie de discuter avec lui, de connaître sa foi, et pas de le mettre à l'écart. On peut s'entendre avec des religions différentes. Mais faut-il encore être un minimum ouvert.

Dans ce débat on en a quand même entendu des vertes et des pas mures. Le monsieur de l'UMP a quand même dit qu'il était contre laïc de ne pas accepter de se faire ausculter par un médecin homme quand on est une femme. Certes, leur religion leur impose de ne pas se montrer, mais c'est aussi une question de pudeur. Etant athée je sais que je préférerais être auscultée par un médecin femme que par un homme. Ce n'est pas une question de religion. Et on en ait aussi arrivé à "déplacer" le débat.

Ce même monsieur affirme qu'une petite croix est moins gênante qu'un voile (il s'est bien rattrapée en disant que c'était tout aussi gênant si on la voyait à travers le pull de la personne) mais je ne suis pas d'accord. Une croix c'est généralement en or, ça brille, c'est autour du cou, près du visage, ça ressort sur la peau, ça se voit. Point. L'année dernière, quand l'un de mes camarades de classe portait sa croix en bois en plein milieu du ventre ça me dérangeait parce que c'était un signe religieux, que c'était interdit, et qu'on faisait un cas particulier. Et les profs, même quand ils savaient, ne lui ont jamais demandé de la retirer ou de la cacher. D'ailleurs mon amie au collège qui avait sa croix n'a jamais été obligée de la retirer quand elle avait un décolleté, de même qu'une autre fille au lycée en Seconde. Mais c'est surtout un auditeur qui a "déplacé" le débat en disant quand même que le "vrai problème" c'est, je cite toujours, "le voile et la barbe". Pardon ? En quoi c'est plus un problème qu'une croix ou une kippa ? Et voilà que, comme le dénonçait l'autre monsieur, du PS, en début de débat, on tourne le débat contre l'Islam et qu'on dit sans le dire que tous les musulmans sont des terroristes (la dernière fois que j'ai exagéré avec mon histoire raser les lieux de cultes l'autre a dit un truc du même genre derrière, donc bon, je peux bien me permettre...).

Encore une fois, la laïcité ce n'est pas supprimer tout signe religieux, c'est au contraire accepter toutes ces religions, les laisses cohabiter entre elles. Parce que, oui, on peut vivre ensemble. Donc je suis contre la suppression de tout signe religieux au travail. Néanmoins je suis plutôt pour au collège et lycée parce que les ados sont... des ados et qu'il pourrait y avoir de petits problèmes. Ensuite, comme le disait une auditrice de dix-neuf ans, à la fac "ça ne gêne personne", parce qu'on est grand et mature (pas tout le monde, mais c'est un autre sujet). Enfin voilà. Je m'excuse pour cet article un peu long, ça fait longtemps que je n'avais pas écrit autant et je sais que certaines n'aiment pas trop lire des tartines mais vous pouvez toujours le lire en plusieurs fois, comme les romans xD.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que l'on doit supprimer les signes religieux au travail ?


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lundi 20 octobre 2014

Aujourd'hui, j'ai mis une robe

Bonjour !

Il parait que c'est bien de se lancer des défis, de casser la routine, et de sortir de sa zone de confort. Alors voilà, j'ai mis une robe que j'ai acheté ce week-end. Quand, l'autre jour, je disais à une amie que je n'en avais aucune elle était super surprise. Oui, je suis une fille et n'ai (avais) pas de robe.

Ma soeur m'a dit que je devenais une vraie fille et ça m'a fait un peu pensé à une réflexion de ma prof de techno en cinquième ou troisième alors que j'avais mis un short : "tu t'es habillée en fille, aujourd'hui". Ah ? Parce que pour être habillée en fille il faut montrer ses jambes ? Je connais des filles qui ne mettent pas des jupes tous les jours (plein même !) et pourtant quand on les voit on ne confond pas une seconde avec un garçon. Parce que, forcément, si tu n'es pas habillé en fille tu es en garçon ; tu ne peux pas être habillé en Schtroumpfe.

Je n'ai pas pris trop de risques. Au début j'avais pensé la mettre jeudi parce que je dois aller au tableau présenter mon commentaire de textes et que je n'aurai pas pût éviter les regards de mes camarades (je ne peux pas dire "adorables" étant donné que y'a deux clichés ambulants de la peste dans toute sa splendeur). Sauf que je me suis défilée, parce que je ne m'en sens pas vraiment capable. Donc je l'ai mise aujourd'hui où je n'avais qu'une heure et demie de cours. Ça allait à peu près jusqu'aux moment où je croisais mon reflet dans une vitre. Pourtant je ne suis pas "grosse", mon IMC est de vingt-deux et quelques. Mais je ne suis pas objective ; quand je vois une fille avec une jupe je me dis que ça lui va bien, quand c'est moi ça le fait déjà beaucoup moins.

Finalement ce n'était pas si terrible, mais pour le moment je préfère la mettre des jours où je n'ai pas beaucoup de cours comme le mardi ou le vendredi.

Et vous ? Vous mettez souvent des robes, jupes, shorts ?


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jeudi 16 octobre 2014

Objetivo Rio 2016

Olá !

L'autre jour mon père m'a dit que l'on pouvait s'inscrire pour devenir bénévole sur les JO de Rio. Je me suis empressée d'en parler à une amie, et comme sa mère est d'accord pour qu'elle y aille, elle va s'inscrire aussi. Je ne parle pas un traître mot de portugais, je n'ai quasiment pas parlé espagnol depuis Juillet, et je ne peux pas vraiment faire confiance à mon anglais, mais j'ai quand même décidé de m'inscrire (ça doit être mon côté maso).

En fait je me suis dis que d'ici 2016 j'aurai le temps d'avoir un meilleur niveau, et puis comme l'université va plus ou moins nous obliger à partir en Erasmus je parlerai forcément mieux anglais (sauf si je suis un cas désespéré). J'ai aussi lu aujourd'hui en faisant quelques recherches (et j'ai bien fait parce que mon père m'avait dit que l'on pourrait s'inscrire à partir du 15 Novembre alors qu'en fait c'était jusqu'au 15 Novembre, ça aurait quand même été dommage de louper le coche) qu'ils allaient nous faire faire des formations pour apprendre à aider les gens là-bas mais aussi pour nous apprendre des langues. Donc si avec tout ça je suis incapable de m'exprimer une fois là-bas je ne sais pas ce qu'il me faut !

J'espère qu'ils vont me prendre. Je suis gentille, je ne mords pas, et je n'ai pas dit que je voulais aller là-bas pour jouer les groupies mais pour avoir une expérience professionnelle et découvrir un autre pays. Ce qui est vrai. Et puis de toute façon je ne suis pas vraiment sûre que si je pars là-bas j'aurais le temps d'être une groupie ^^'. Et comme j'ai un peu de suite dans les idées je me suis proposée en presse et communication, forcément.

J'essaye de ne pas me laisser emporter par l'euphorie, parce que si ça se trouve je ne serai pas prise et si je me laisse emporter je serai encore plus déçue. Par contre je vais faire en sorte d'avoir un bon niveau d'anglais et en fait ça va même me motiver à vouloir bien faire, je pense :) Le seul truc bête c'est que je suis en train de me dire que quand ils m'ont demandé pourquoi je voulais y aller j'aurais dû essayer de caser que je parlerai certainement mieux anglais d'ici 2016, même si j'ai indiqué niveau intermédiaire...

Voilà, voilà (le grand retour du "voilà" :P).

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samedi 11 octobre 2014

Apprendre les uns des autres

Bonjour :)

Hier ma soeur parlait d'une fille qu'elle n'aime pas trop (et c'est un euphémisme, croyez-moi) et à un moment elle a dit : "elle ne va pas m'apprendre à lire alors que je l'aide en math". Je lui ai répondu que l'on pouvait très bien apprendre quelque chose d'une personne à qui on apprend autre chose et elle m'a dit "ben non".

Je me suis rappelé un épisode de Shaolin Wuzang dans lequel Tang, fils de gouverneur, assez orgueilleux, prompt à penser qu'il sait tout mieux que tout le monde, se retrouve dans la campagne où l'a envoyé maître Sanzang pour lui apprendre une leçon. Tang rencontre un ermite qui lui propose un marché : si Tang parvient à allumer un feu alors l'ermite lui indiquera le chemin pour rentrer à Shaolin mais s'il n'y arrive pas Tang devra lui donner ses vêtements. Sûr de lui, Tang accepte. Mais il ne sait pas allumer de feu alors il doit donner ses vêtements et son épée à l'ermite. Ensuite il veut sa revanche, l'ermite lui dit que cette fois, s'il n'allume pas de feu, il devra lui céder sa jeunesse. Tang accepte, perd, et devient vieux alors que l'ermite devient jeune. Et, évidemment, à la fin de l'épisode, il demande à Cheng de lui apprendre à allumer un feu.

Ça m'a aussi fait un peu penser à ce que disait mon père au sujet du service militaire : ceux qui ne savaient pas lire, les autres le leur apprenaient et d'autres passaient leur permis de conduire.

Je crois que l'on peut toujours apprendre des autres, d'où que l'on vienne et quoi que l'on sache déjà, parce que les autres savent des choses que nous ne savons pas. Ça peut aller de choses aussi "simples" que faire un feu jusqu'à être aidé dans une matière scolaire. Ou même des "leçons de vie" du genre ne pas se fier aux apparences. Ce n'est pas parce que l'on aide quelqu'un que l'on vaut mieux que lui et que l'on ne peut rien recevoir de lui.

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