lundi 31 mars 2014

Rire de tout avec n'importe qui

Bonjour :)

Ah la la ! L'éternel débat "peut-on rire de tout ?".

J'ai lu vaguement un article sur la nouvelle vidéo de Rémi Gaillard où la blogueuse disait que non, ce n'était pas de la culture du viol, sexiste oui mais pas de la culture du viol. Je n'ai pas vu cette vidéo, ça ne m'intéresse pas, mais a priori je suis plutôt d'accord avec cette blogueuse. Bref. J'allais fermer la page quand j'ai lu la première phrase du premier commentaire sous l'article : on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui. Du coup je me suis demandé si j'étais d'accord et j'en suis venue à la conclusion que non.

En fait tout dépend de qui on appelle "n'importe qui". Je m'explique. En anglais on travaille par notion, il y en a une qui est "la rencontre avec l'autre". Pour le bac on doit constituer un dossier avec un document personnel en plus de deux documents du cours et j'ai voulu mettre Mon Voisin Totoro (parce que Totoro c'est le plus beau !) en document personnel et, pour l'un des documents vu en cours, l'extrait de Of Mice and Men où George s'occupe de Lennie qui est un peu un retardé mental. Totoro n'est pas retardé, c'est une grosse peluche sympathique et intelligente. Lennie est un humain, pas Totoro. Pourtant ces deux histoires entrent dans "la rencontre avec l'autre", parce qu'il y a plusieurs autres. Lennie est un "autre" dans le sens où il ne se comporte pas tout à fait normalement, on doit le comprendre, s'habituer en quelques sortes. Et Totoro est un autre pour des raisons évidentes : Totoro n'est pas humain. Là où je veux en venir c'est que s'il y a différents types de "autres" il y a aussi certainement différent types de "n'importe qui".

La première manière dont je comprends "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" c'est dans le sens où on ne peut pas faire de blagues devant les principaux concernés. Par exemple on ne peut pas sortir une blague sexiste ou misogyne devant une femme, une blague raciale devant un Noir/un Chinois/un Russe/un Belge, une blague sur les blondes devant une blonde, une blague sur les handicapés devant les handicapés, etc. Donc le "n'importe qui" je le comprends d'abord comme "le principal concerné". Mais je ne pense pas que ce soit le véritable sens, en fait. Parce que Jérémy Ferrari, entre autres, fait des blagues terribles mais, dans sa salle, il y a des musulmans, des juifs, des chrétiens, des femmes, des hommes, des handicapés, tout le monde. Et tout le monde rit. Le rire vient de toutes les parties de la salle. Donc on peut rire de tout avec n'importe qui si on considère que "n'importe qui" sont les principaux concernés, les moqués. Parce qu'être Noir, juif, musulman, blonde, etc, n'empêche pas d'avoir de l'autodérision et le sens de l'humour.

Pour moi le "n'importe qui" c'est quelqu'un d'autre. Le "n'importe qui" avec qui on ne peut pas rire, jamais, ce sont les gens qui n'ont pas d'humour. Soit pas d'humour en général, qui ne rient à rien, soit pas d'humours sur un sujet parce que le sujet leur tient vraiment trop à coeur et qu'ils ont du mal à avoir une distance avec ce sujet (par exemple certaines femmes ne vont pas rire à une blague sexiste). Après il y a aussi des vidéos où c'est juste soit du mauvais goût soit l'angle choisi qui n'est pas bon, soit la manière de le traiter qui est mauvais, maladroit, mais c'est un autre sujet. Parce que oui, les gens sans humour qui prennent tout au premier degré ça existe. Et les gens tellement touchés par un sujet qu'ils ne peuvent pas en rire ça existe. Ca c'est le premier "n'importe qui". Après pour moi il y a une autre sorte de "'n'importe qui", peut-être plus "rare", ce sont les gens qui ne sont pas nos amis.

Par exemple aujourd'hui en Français, j'ai dit à une amie que je regardais Glee (même pas honte !), elle s'est un peu moqué, je l'ai bien pris, mais quand une fille que je n'aime pas trop me l'a un peu "reproché" en disant à demi mots que Glee ce n'est pas très bien, j'ai un peu manqué d'amusement dans ma façon de répondre et mon amie me l'a fait remarquer. Mais oui, en toute objectivité, je sais que Glee c'est de la bouillie pour ado. Une autre amie me disait qu'elle aimait bien l'idée de départ mais pas ce que les producteurs/scénaristes en avait fait et je suis plutôt d'accord. L'idée de départ est très intéressant mais c'est traité comme une série pour ado avec tous le ressorts que ça implique. Bref. Je sais que Glee ce n'est pas franchement bien et j'ai de l'autodérision dessus. Mais comme la fille n'était pas mon amie je l'ai un peu "mal pris".

Donc pour moi il y a deux types de "n'importe qui" : les gens qui n'ont pas du tout d'humour, et ceux qui n'en ont pas sur les sujets qui les tiennent à coeur, et aussi, dans une moindre mesure peut-être, les gens qui ne sont pas nos amis. On ne peut pas rire de tout avec eux, ça dépend de notre niveau de pudeur, caractère, etc. Mais en aucun cas, pour moi, "n'importe qui" signifie une ethnie ou une minorité par exemple. Bien sûr qu'il y a des gens dénués d'humour chez les Noirs, mais il y en a aussi chez les Blancs, les Chinois, les Togolais et les Brésiliens. Pour moi on peut rire de tout avec n'importe qui mais ça dépend de comment on considère le "n'importe qui".

Qu'en pensez-vous ?

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jeudi 27 mars 2014

Question d'éducation ?

Bonjour ! :)

Aujourd'hui je suis allée faire un petit tour sur la sélection d'Hellocoton et j'ai vu (et lu) cet article. Et en commentant je me suis souvenue de deux choses ; la première : d'un article qui disait que la société apprenait aux hommes à être des violeurs (en gros) et la deuxième : qu'une des phrases citée dans le premier article dont je parle a déjà été dite par l'un de mes camarades de classes. Et dans ma petite tête ça a fait tilt.

Je ne sais plus trop de quoi on parlait, on était en classe en tout cas, et j'entend un "elles le cherchent aussi". J'avais d'abord espéré que ça soit du second degré ou de la provocation pour se rendre intéressant, mais j'en doute de plus en plus étant donnée la mentalité de ce camarade qui a quand même réussi à demander à une amie lesbienne si elle pourrait coucher avec un ami gay. Je veux dire... comme l'a si bien résumé mon amie : si t'es lesbienne c'est qu'à la base t'aime pas les bite et si t'es gay c'est que t'aime pas les vagins (oui, mon amie est une poétesse !). Donc à moins qu'ils veuillent un enfant et comme la PMA n'est pas autorisée... voilà quoi. Bref. Ce camarade m'agace (un jour je ferai la liste de tout ce qui m'agace).

J'ai donc repensé à ce magnifique et mémorable "elles le cherchent aussi" et à cet article qui disait que la société apprenait aux filles à "bien s'habiller" mais n'apprenaient pas aux garçons à "bien se tenir". Quand j'ai lu cet article je me souviens que j'étais assez mitigée. Je me disais que ça pouvait être possible, après tout on met tellement de choses sur le dos de cette pauvre société, mais je me disais aussi qu'il ne fallait peut-être pas abuser. On apprend aussi le respect aux enfants. Sauf que voilà, dans la classe, quand le gars il a dit ça, personne n'a relevé (bon, y'a eu des soupires excédé voire énervés et je pense que la prof à pris ça pour de la provocation (j'espère sincèrement qu'elle avait raison)).

Je ne dirai pas que même pour de la provocation ce n'est pas une phrase à dire, parce que je pense qu'on peut "rire" de tout et que temps qu'on ne le pense pas vraiment tout va bien. Mais ça m'interpelle quand même. Surtout que ce camarade de classe est chrétien. Loin de moi les amalgames, hein, mais la Bible c'est quand même "aimez-vous les uns les autres" tout ça (oui bon, en même temps la femme a été crée après les animaux donc pour la bonne place des femmes on repassera (mais j'aiiiiime les animaux et nous sommes des animaux, bref), et puis comme ce sont des hommes qui ont écrit la Bible _ sans vouloir choquer les croyants _ ils n'allaient pas se gêner pour écrire un peu ce qu'ils voulaient, hein). Mais en même temps j'ai l'impression que ce camarade est assez macho donc sa phrase ne m'a pas vraiment étonnée. Et puis la religion on peut lui faire dire un peu n'importe quoi en fonction du sens dans laquelle on la prend, donc ce n'est pas vraiment un argument.

Du coup je me demande si l'article n'avait pas un peu raison, si la société n'éduque pas les hommes à avoir une certaine image de la femme, même inconsciemment. Mais il y a beaucoup de facteurs qui forgent ce qu'une personne pense, sa mentalité (la preuve, ma soeur et moi on a été élevées ensembles et on ne pense pas du tout la même chose). La religion, les parents, l'école et ce que l'enfant en a compris, en a gardé, les amis qui eux-mêmes sont conditionnés par leurs parents... Ça forme une espèce de tout qui t'amène à penser certaines choses et à ressortir certaines phrases alors même que tu ne penses pas forcément à mal. Je crois que l'article avait un peu raison : oui on est conditionné, et ça pour tout, mais je crois que la "société" c'est un grand mot qui cache beaucoup de choses. La société est constituée de beaucoup de choses, c'est trop facile de dire "la société", c'est qui la "société" ? Je crois que quelque part ça déresponsabilise un peu parce que "non, c'est pas de ma faute si je pense comme ça, c'est la société" ou "on m'a appris comme ça". La société c'est une espèce de grand machin, dense, sombre, rempli de tas et de tas de trucs. Donc je ne pense pas ce que soit la société qui conditionne les hommes à devenir des "violeurs en puissance", je crois que ce sont certains (de ses) facteurs. Parce que chaque violeur n'est pas violeur pour les même "raisons" et par les mêmes facteurs, je crois. Et tous les hommes ne sont pas des violeurs (encore heureux x) ).


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dimanche 23 mars 2014

Se donner les moyens.

Bonjour :)

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je suis allée faire un tour sur Facebook. J'avais des notifications sur la page de la classe et des gens ont dit qu'ils ne viendraient pas en cours demain (certains n'ont que une heure trente en fin de journée, d'autres cette heure trente plus une heure à partir de midi, et d'autres que cette heure à partir de midi). Et je trouve ça stupide. Ca m'énerve les "je viens pas, je m'en fous". En partie parce que j'ai mauvais caractère, qu'on a des obligations dont celui de venir en cours même quand on a qu'une seule heure, et en partie aussi parce que le film Sur le Chemin de l'Ecole montre des enfants qui ont une heure trente de route à faire tous les matins et tous les soirs et, en partant de chez eux, la seule chose qui les préoccupe, c'est la peur de ne pas arriver à l'heure pour lever le drapeau.

Alors c'est vrai que, concrètement, aller en cours pour une seule heure je comprends que ça soit un petit peu embêtant (quoi que moi franchement, il fait beau, il fait chaud, j'ai changé mes écouteurs et ils tiennent dans mes oreilles, j'ai de nouvelles musiques dans mon téléphone, le bac blanc est passé et je vais pouvoir lire le National Geographic dans le métro et pas réviser, donc franchement ça ne me gêne pas). Mais on a l'obligation d'aller à l'école, on n'est pas malade, vendredi matin on n'a pas travaillé (enfin moi et deux amies oui parce que toute la journée on a bossé sur notre reportage mais les autres ont eu deux heures de cours en fin de journée), la semaine, même en bac blanc, n'a pas été franchement fatigante, donc on peut se lever. Puis zut quoi, c'est pas comme si on faisait huit heure à neuf heure ! On commence soit à midi soit à quinze heure, ce n'est pas franchement le plus dur (façon même pour un huit heure à neuf heure je serai agacée qu'ils n'aillent pas en cours). Après ils font bien ce qu'ils veulent, je ne suis pas leur mère et je n'ai pas envie de passer pour la coincée de service (même si concrètement c'est ce que je suis xD), et puis moins on sera nombreux en cours et plus ça sera sympa parce qu'on entendra pas de bavardages (faut juste que je retrouve ma carte de géographie par contre) (ça fait sérieux de dire ça xD).

Je ne comprends pas trop en fait. Il y en a qui se plaignent de ne pas réussir à avoir de bonnes notes mais dès qu'ils en ont l'occasion, qu'ils n'ont "pas envie", ils ne viennent pas. Je pense qu'il y a un moment où il faut choisir. Les enfants dans Sur le Chemin de l'Ecole ils veulent réussir, voyager, et ils s'en donnent les moyens. Ils savent la valeur de l'éducation peut-être plus que nous. Mais même avant d'avoir vu ce film j'allais en cours même pour une heure (même quand j'avais que anglais, c'est vous dire !). Ils ne veulent pas aller en cours pour une seule heure mais, justement, une seule heure au lieu de huit ça t'en laisse sept autres de plus que d'habitude pour aller te prélasser dans l'herbe au soleil et boire des bières entre copains (avec modération). Il faut voir le bon côté de la chose (je gagne en optimisme chaque jour).

Peut-être que je louperai mon bac d'anglais, ou d'Histoire, mais au moins j'aurai assisté à tous les cours (hors bonne excuse comme 1Jour1JT ^^') et donc je n'aurai pas de regret à avoir si en plus j'ai bien révisé tout comme il fallait. C'est facile de dire "je veux faire ça", "l'année prochaine je vais là", ou "j'y arrive pas j'en ai marre, j'ai toujours des notes de merde", mais il faut se donner les moyens d'y arriver. Vouloir réussir quelque chose à la hauteur de ses ambitions c'est facile, c'est facile de rêver, d'imaginer, mais réaliser c'est plus dur, ça demande des efforts, de la bonne volonté. A un moment il faut savoir ce qu'on veut.

Mon article fait un peu leçon de morale, j'avoue. Mais j'en ai marre d'entendre mes camarades se plaindre (haha ! quand on sait le nombre de fois que je me plains dans une journée on a le droit de rire) pour après dire qu'ils n'iront pas en cours pour une seule heure.

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lundi 17 mars 2014

Réussir.

Bonjour ! :)

Je suis effarée.
Tout est parti d'un reportage sur les enfants surdoués. Ma mère étant institutrice je lui ai demandé si part hasard on ne pouvait pas les former pour limiter les dégâts (étant donné que tous les parents ne peuvent pas payer des écoles spécialisées à leur enfant surdouée), ou faire intervenir des professionnels en soutien à la fin de la journée (valable aussi pour les enfants dyslexiques et dyscaculiques, entre autre). Elle m'a expliqué qu'à un moment ils avaient une institutrice qui n'avait pas de classe mais intervenait dans les autres pour permettre, par exemple, un travail de groupe encadré. Apparemment ça fonctionnait bien, les élèves de l'école (en ZEP) avaient de très très bons résultats. Sauf qu'on a retiré cette personne. Parce que figurez-vous qu'il y a un sigle qui veut dire à peu près "on veut réussir" et qui rapporte de l'argent à la mairie. Mais quand les enfants réussissent trop l'école n'est plus en "on veut réussir", du coup la mairie n'a plus de pièce dans sa tirelire et comme tu sais maintenant comment réussir on t'enlève l'aide qui t'a permis de réussir (paye ta logique).

Et apparemment si tu gardes cette aide tu n'es plus en ZEP et les profs ne sont pas spécialement contents parce que quand tu es en ZEP tu as une prime. Donc ils risquent de faire grève (c'est moche la démocratie ; faire passer une prime par-dessus le bien c'est enfants c'est mal). Moi je me dis un truc. Ils font grève ? Très bien, alors faisons venir des profs remplaçants de Belgique (j'imagine qu'ils en ont) et qui n'ont pas de classe et faisons travailler les étudiants de dernière année qui n'ont pas encore tout à fait leur diplôme, payons-les avec le salaire des grévistes, et quand ils en auront marre de voir leur argent partir à des étrangers (c'est moche de jouer sur la xénophobie) et à des jeunes même pas sortis de l'école ils reprendront leur classe (et accessoirement le ministre de l'éducation se sera mis tous les profs à dos).

Je ne comprends pas qu'on mette une histoire d'argent au-dessus du bien des enfants ! Surtout que ces enfants vont grandir, avec de bonnes bases, réussir, avoir un métier donc un salaire et payer des impôts donc l'Etat va gagner de l'argent, au final. S'ils gagnent bien leur vie ils vont beaucoup consommer. Peut-être avoir des enfants. Et les enfants c'est l'avenir d'un pays. Donc au lieu de s'occuper de nous, de nos petits sous-sous, est-ce qu'on ne ferait pas mieux de miser sur l'avenir, sur les enfants, sur les jeunes et les jeunes adultes ? De les aider à réussir ? L'argent c'est bien, ça aide à plein de choses, mais à un moment il faut choisir les priorités. L'éducation est une priorité, pour certains grands penseurs (dont Victor Hugo il me semble), être éduqué c'est être plus libre. Dans la devise de la France n'y a-t-il pas le mot "Liberté" ? (Je joue sur la xénophobie, je critique le droit de grève, et en plus j'utilise ouvertement la devise de la France pour mon argumentaire, je suis horrible comme fille ! xD).

Voilà. Je ne comprends pas. On se sert de l'échec scolaire pour gagner de l'argent, on refuse que les enfants réussissent pour gagner de l'argent, on n'aime pas la réussite, et après on se plaint qu'il y ait la fuite des cerveaux. C'est sérieux là ou pas ? Je ne comprends pas... je suis peut-être un peu bête, je sais pas, mais je ne comprends pas l'intérêt de gagner de l'argent sur le dos d'enfants qui ont du mal à réussir en classe et de ne même pas utiliser cet argent pour les aider vraiment (puisqu'on sait comment les aider mais qu'on ne veut pas le faire). Je suis déjà pessimiste de nature mais là je crois que j'ai atteint le point de non retour sur l'échelle du "j'y crois plus". Ça me donnerait presque envie de corrompre le Président pour qu'il me nomme au ministère de l'éducation nationale.


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dimanche 16 mars 2014

Rite de passage ?

Bonjour ! :)

Je vous avais déjà parlé de la neknomination mais aujourd'hui j'ai regardé le reportage de 66minutes sur M6 et des phrases m'ont interpellées : "si on le fait pas on se fait chambrer" (type "Ben alors ? tu tiens pas l'alcool ? LOL"), "on est obligé de le faire sinon on est pris pour des lâches" et une phrase de la journaliste qui comparait ça à un rite de passage à l'âge adulte.

En soi pourquoi pas. Les rites de passages ne sont pas nouveaux, je crois que les Maasaïs tuaient des lions, mais ce n'est pas la seule société ni la seule culture a avoir des rites de passages. Il y en a plus ou moins partout dans le monde. En fait ma réserve vis à vis de cette comparaison c'est que, normalement, un rite de passage, c'est une épreuve physique et psychologique, qui demande du sang-froid, des qualités sportives, c'est le dépassement de soi. Il n'y a pas de dépassement de soi dans le fait de boire un demi litre d'alccol cul sec. C'est juste idiot, parce que c'est une mise en danger. Le Maasaï qui allait tuer un lion il avait appris à se battre, il partait armé (je parle au passé parce que je ne sais pas s'il le font encore, je crois que certains ont été convaincu de devenir gardiens de lions, dans le Serengeti, j'ai lu ça dans le National Geographic, enfin bref). 

L'adolescent qui boit un demi litre d'alcool n'est pas armé, parfois il n'a pas l'habitude de boire beaucoup donc tient peu l'alcool (comme moi par exemple, je suis sûre que si je bois un demi litre d'un seul coup je meurs dans les trente minutes, mais je suis trop lâche pour vérifier ma théorie). Ce n'est pas comme quand tu prends un petit peu de poison pendant toute ta vie pour t’immuniser. En plus le rite d'initiation est très encadré, par des cérémonies, une préparation psychologique, un âge fixe, que l'enfant connait souvent depuis son plus jeune âge. C'est un véritable rituel, pas quelque chose que tu apprends vingt-quatre heure avant et pour laquelle tu dois t'exécuter sans que ceux qui l'ont passé avant toi te donne de conseils. Et la règle est la même pour tous les jeunes : par exemple tuer un lion. Alors que là il y en a qui s'enfilent une bouteille de whisky, d'autres font des mélanges d'alcool, d'autres sautent d'un pont après avoir bu... tu ne peux même pas comparer les performances (je sais, c'est horrible ce que je dis).

Pour le coup je m'y connaîtrais en anthropologie je pourrais comparer les rites de passages des autres sociétés et cultures avec celui-là, je suis sûre que ça doit être passionnant ! Ca vaudrait presque un livre dites donc ! Et on verrait que nous sommes en déchéance totale (non, je ne crois plus au genre humain, c'est mon côté pessimiste). Mais franchement ça m'inquiète... si c'est ça notre rite de passage, le lion du XXIème siècle, ça fait flipper. Surtout que ce n'est même pas un véritable rite de passage. Ils boivent, ils se jettent dans des rivières sans savoir nager pour impressionner leurs potes (tu parles de potes, toi ! les amis ça ne te pousse pas à te mettre en danger), ça sautent du haut des ponts... c'est quoi la prochaine étape ? On prend de l'héroïne avec un grand verre de whisky et quelques médicaments et puis on saute du haut d'une falaise pour faire comme les plongeurs professionnels ? Je ne comprends pas cette envie perpétuelle de se mettre en danger en croyant s'amuser. Et le pire c'est que je ne pense même pas que c'est pour avoir de l'attention de la part de leurs parents. Pas la majorité en tout cas. Pour moi ce sont des jeunes qui veulent s'amuser et "se dépasser". Super. Pour se dépasser tu peux aussi faire du sport, du saut à la perche, c'est bien ça, c'est comme si tu saute d'un pont un peu bas (enfin... un peu bas, un peu bas ; six mètres quinze quand même !), sinon tu peux faire de la luge. Mais boire ? Super impressionnant. Je préfère regarder le ski alpin ou le cyclisme.

En plus ces jeunes font leur "rite de passage" parfois avec inconscience. Le gars il pensait qu'il allait pouvoir boire deux grands verres de gin et vaquer à ses occupations sans problèmes après. On voit qu'il a écouté pendant les conférences contre l'alcool au collège. Celui qui allait tuer un lion il savait à quoi s'attendre. Il connaissait le danger. Parce qu'on l'avait préparé. Donc en fait je ne suis pas d'accord avec la journaliste finalement. Ce n'est pas un rite de passage, c'est juste un machin à la mode, parce que les jeunes trouvent ça marrant. Mais dire que c'est un rite de passage c'est dévaloriser les véritables rites de passages. Les enfants font des bêtises, la neknomination est une bêtise, qui peut conduire à la mort, mais certainement pas un rite de passage. Tu n'es pas plus adultes une fois que tu t'es enfilé un demi litre de trois alcools différents, et tu n'es pas un lâche parce que tu veux garder ta vie (ou plus modérément ta santé).

Edit (17/03) :  en me lavant les dents hier soir je continuais d'y penser (oui, je suis tenace, je devrais penser aussi longtemps à mes cours de philosophie) et je me disais qu'en plus les enfants, dans les rites de passages, voyaient les plus grands passer les leurs et en avaient peut-être envie, alors que là ça tombe un peu comme une sentence de mort, au hasard et sans règles... A la limite ce qui ressemble le plus à un rite de passage actuellement ça serait plutôt le bac : on sait depuis longtemps qu'on doit le passer, on est préparé psychologiquement, armé de nos connaissance... Enfin voilà quoi. Bon c'est sûr que pour le côté "dépassement de soi" on repassera.

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mardi 11 mars 2014

Du sujet sensible des prénoms

Bonjour ! :)

Quand j'écris mes histoires je vais sur un site pour trouver des prénoms et un jour j'ai vu le prénom "M". Si. Sauf que je n'y ai pas cru, je me suis dis que les gars qui remplissent le site s'étaient gourés quelque part, parce que pour moi appeler son enfant "M", c'est juste idiot. Sauf que. Aujourd'hui j'ai regardé l'Emission Pour Tous et un monsieur dans le public a dit qu'il avait voulu appeler son fils "MJ" (bien heureusement ça lui a été refusé). Je ne comprends pas. Comment peut-on songer à appeler son enfant "MJ" ? MJ c'est comme M, ce sont des lettres, pas des prénoms, ça ne veut rien dire. Les prénoms, comme tous les mots, ont des étymologies, ils ont des significations, mais M et MJ ça ne veut rien dire. Je ne comprends pas. Je crois que ces deux... euh... choses sont l'apogée du grand n'importe quoi qui est en train de se faire.

D'abord on a fait revenir les prénoms connotés du genre Aramis, Peggie, Casimir, Ulysse, Odin, Achille, et compagnie (bon, ça, à la limite, ça va), ensuite on crée des prénoms de toute pièce : genre tu mélanges Jules et Nathan et ça te fait Juthan, ou encore mélanger les prénoms du papa et de la maman : Lucie et Mathieu pour un merveilleux Luthieux... Et là on en est à donner de simples lettres. Formidable. Je sais que ce sujet est un peu délicat parce que je risque d'être lue par des parents qui vont se sentir visés, mais le fait est que je pense qu'il y a assez de prénoms dans le monde, dans tous les pays, ou toutes les régions d'un seul pays, pour trouver son bonheur, sans avoir besoin d'en venir à des prénoms venus de deux autres ou à de simples lettres. Quand je cherche des prénoms pour mes personnages je vais chercher souvent dans les autres pays, par exemple l'Inde, et il y a de très jolis prénoms parfaitement portables dans notre culture française/européenne, je vous assure.

Et puis surtout est-ce qu'on pourrait penser aux enfants deux minutes avant de donner un prénom trop connoté, bizarre, ou original à outrance, parce que c'est la mode. Les enfants ce sont eux qui les portent, les prénoms que vous donnez. Casimir... les enfants n'ont pas forcément la référence, mais plus tard, quand ils seront adultes et qu'ils l'auront acquise, cette référence, ça va être sympa... Luthieux et autres mélanges ça va être facile à porter, c'est bien... En fait j'ai presque envie de dire que... ces enfants sont des enfants et pas des chiens. J'aime beaucoup les chiens, et je les considère, ce n'est pas ça le problème, je sais même quels noms je voudrai donner à mes futurs animaux et j'aimerai appeler mon premier chat Aslan (je raconte ma vie, je sais, pardon), mais si on peut facilement appeler un chat ou un lapin Cacahuète ce n'est pas le cas avec un enfant. Les animaux à la limite on peut être un peu fantaisiste, appeler son chat Ikéa parce que c'est marrant, mais un enfant ? Ne rigolez pas, et ne me dites pas que personne ira jusque là : un enfant a déjà faillit s'appeler Facebook. Et en 2005 des Suédois ont nommé leur enfant... Google ! Eh si ! Alors pourquoi pas Ikéa, hein ? Juste pensez aux enfants. S'il vous plait.

Je sais que les prénoms c'est un sujet assez sensible parce que les parents ont souvent envie de donner un prénom très personnel, pour pas qu'il y en ait cinq dans la même classe, qu'ils choisissent des prénoms qu'ils aiment, auxquels ils tiennent, mais s'il vous plait, encore une fois on ne joue pas avec les prénoms d'un enfant comme avec les prénoms d'un animal. Tu peux appeler ton hamster ou ton chien Caramel, pas ton enfant. Si je dis que mon premier enfant j'ai envie de l'appeler Caramel, Chaussette, Réglisse, Rex ou Samsung, on va me regarder avec de grands yeux, se dire que franchement j'abuse, que je suis une mère indigne et que je ne pense pas à l'avenir de l'enfant. Mais est-ce qu'on pense à l'avenir de l'enfant quand on l'appelle MJ, Titeuf, Luthieux, ou Facebook ? Moi je ne pense pas.

Voilà, à la base je ne voulais parler que du cas "MJ" mais bon, tant pis ^^'
Et si des parents se sont sentis visés et veulent me taper sur les doigts ben... ne vous retenez pas, je suis toujours ouverte au dialogue ! :)


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samedi 8 mars 2014

Women Wishes

Bonjour :)

L'autre jour quand j'ai lu que pour aujourd'hui il y avait l'opération Women Wishes, un tweet un vœu pour les femmes, et que j'ai lu quelques exemples de vœux (genre être payées aussi bien que les hommes, et tout ça), j'ai trouvé ça un peu niais (c'est mon côté caractère de cochon ^^'). Et puis faire un truc pour la journée de la femme... bof. Même la blague entendue dans un sketch de Jérémy Ferrari que j'ai sorti en retard l'année dernière je ne voulais pas la mettre. Mais quelques heures plus tard j'ai reçu la newletter de Time To Sign Off que je reçois tous les soirs et j'y ai lu ça : "Agence européenne des droits fondamentaux : une femme sur 3 dans l'UE a subi des violences physiques ou sexuelles au moins une fois dans sa vie depuis l'âge de 15 ans. STOP." et je me demande jusqu'à quel point ce chiffre pourrait monter si toutes les victimes parlaient (parce que j'imagine qu'ils se sont basés sur les plaintes). Et dans le même genre d'infos j'ai aussi celle-là : "Selon la Banque mondiale, les femmes âgées de 15 à 44 ans sont statistiquement plus menacées par le viol et la violence domestique que par le cancer, les accidents de voiture, la guerre et la malaria."

Du coup, moi, pour Women Wishes, je vais quand même faire un vœu. Mon vœu c'est que toutes les femmes victimes trouvent la force d'entrer dans un commissariat et de porter plainte et, avant ça même, si elles sont battues par leur compagnon, trouvent la force de partir. Loin. Vite. Sans trouver d'excuse. Mon vœu c'est que ces femmes soient fortes. Mon voeu c'est qu'on aide ces femmes, qu'on parle de ces femmes, parce qu'elles sont plus importantes que les petites réflexions de Candeloro pendant les JO. Au lieu de parler de lui n'auraient-on pas mieux fait de faire du tapage médiatiques pour toutes ces femmes ? Parce quand elles parlent, quand elles demandent de l'aide aux associations, on ne peut pas toujours leur donner des chambres parce que parfois les enfants ne sont pas acceptés, ou alors plus à partir d'un certain âge, parce que le standard du centre est fermé, ou simplement qu'il n'y a plus de chambres libres. J'ai d'ailleurs demandé à Elodie du Blog du Dimanche de m'envoyer le lien de la vidéo qu'elle avait faite à propos de ça et que je ne retrouvais pas :


Et moi c'est de ça que j'aimerai qu'on parle. Pas des Femens qui vont aller dans une énième église (je précise que je suis athée), pas de Candeloro, pas de telle ou telle pub, pas de tel ou tel propos, passez-moi l'expression mais : à la limite j'en ai rien à foutre. Vraiment. Mon vœu à moi pour Women Wishes c'est qu'on fasse tout pour que ces femmes, violentées, violées, puissent trouver refuge quelque part et ça simplement ! Sans se prendre la tête, limite elles sortent de chez elle et au coin de la rue il y a un centre. Parlons des choses importantes au lieu de s'arrêter sur des petites choses insignifiantes. Je m'en fiche moi si, demain, dans la rue, on me fait une réflexion sexiste parce que j'aurai mis une jupe. Oui, je vais m'énerver mais au final ce ne serait pas grand chose. Par contre si demain une amie se fait frapper par son copain (moi j'en ai pas de copain donc ça va être plus compliqué ^^'), ou que je me fait violer, je m'en foutrais beaucoup moins.

Et la métaphore du petit cailloux dans la chaussure qui fait mal et empêche de marcher et qu'il faut donc enlever, je ne veux pas en entendre parler. Pour moi c'est une excuse, et mauvaise en plus de ça. Parce qu'on peut très bien décider de l'ignorer, de tortiller son pied dans sa chaussure pour qu'il se déplace et fasse moins mal et en tout cas ne pas perdre du temps à enlever sa chaussure, comme ça on arrive plus vite à destination. Le cailloux dans la chaussure on s'en fiche (presque), l'important c'est la montagne au pied de laquelle on est et qu'il faut faire sauter à la dynamite.

Donc voilà mon vœu à moi ce n'est pas de gagner plus d'argent, ce n'est pas de gagner juste assez de respect pour qu'on garde pour soit les répliques sexiste, c'est d'en gagner suffisamment pour que les femmes violées et battues n'existent plus ! Ca me parait plus important que quelques chiffres de plus sur une fiche de paie ou la question de la parité (qui dé-sert les femmes je trouve, d'ailleurs). Et mon vœu c'est que ce respect soit gagné dans le monde entier, parce qu'un article de Marie a bien montré que c'était la merde ailleurs. Et à côté de ça, l'autre jour, dans l'Emission Pour Tous de Ruquier, on invitait Candeloro et lui parlait encore de ses réflexions. Alors, je sais, je me répète, mais mon vœu c'est qu'on prenne à bras le corps la difficulté pour les femmes battues et/ou violées d'être prises en charges. Et mon vœu pour Women Wishes c'est que toutes ces femmes trouvent de la force, qu'elles se battent comme des guerrières !


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vendredi 7 mars 2014

"Tu fais pas de snowboard quand t'as un problème aux jambes !"

Bonjour ! :)

Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait d'article à partir d'une phrase idiote dite par un abruti. Aujourd'hui veuillez accueillir avec des applaudissements modérés (voir simplement de politesse si tant est que ce soit mérité) et dans le rôle de l'abrutie : ma soeur. Elle avait déjà joué ce rôle pour une expression mémorable à savoir "ça fait pédé" pour laquelle j'avais fait un article mais là elle se surpasse !

Pour son Emission Pour Tous, Laurent Ruquier a invité des sportifs de handisports et à un moment le réalisateur fait un gros plan sur une jeune femme et ma soeur déclare presque avec traquas qu'elle n'arrive pas à voir son handicap "à elle" (déjà j'ai envie de dire, "justement" : ils font du sport, comme "tout le monde" et c'est tout). Ma mère répond que c'est peut-être ses jambes et c'est là que ma soeur balance : "tu fais pas de snowboard quand t'as un problème aux jambes !". Euh... Ben... Oscar Pistorius il court bien, lui. Pourquoi elle pourrait pas faire de snowboard la demoiselle ? Et j'ai dit que c'était horrible et sectaire. Je ne voulais pas utiliser le mot "raciste", ma mère l'a fait pour rigoler et à moitié se moquer de moi je pense, grand bien lui fasse. Oui, je trouve ça presque discriminant. Et le pire c'est qu'elle s'est enfoncée ! Elle me dit "c'est pareil, tu fais pas de tir à l'arc quand t'as un problème au bras". Je lui parle des mal-voyant qui font du judo et elle répond "j'ai vu un aveugle faire du tir à l'arc mais ça me gêne".

Heureusement que j'étais assise. J'en serai presque tombé de ma chaise. Je trouve ça horrible et discriminant. En quoi un-e handicapé-e ne pourrait pas faire de sport ? Justement ! Beaucoup d'handicapés, quand ils étaient gamins ou quand ils sont devenus handicapés des suites d'un accident on dû se (re)construire et l'ont fait grâce au sport. Ça a aidé des gens. Et puis au-delà de l'aspect "pratique"... ! C'est comme si tu disais qu'un Noir ou un Arabe, ou une femme ne peut pas faire de sport. Je n'ai pas utilisé le mot "raciste" mais j'aurai peut-être dû parce que oui, c'est de la discrimination. Et ça m'horrifie réellement qu'on puisse penser des choses comme ça aujourd'hui. Mais le pire c'est que je ne suis même pas sûre qu'elle changerait d'avis en regardant des épreuves des Jeux Paralympiques.

Mais il ne faut pas lui en vouloir, hein. Je veux dire... c'est quand même elle qui a sortit, comme mon père, que ça la gênait les couples homosexuels. Et j'ose imaginer qu'elle disait "gêner" dans le sens "mettre mal à l'aise" et pas dans le sens "il faut les éradiquer". Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas. On est soeur, on a été élevé en même temps et même si j'ai deux ans de plus y'a deux ans je ne pensais pas des trucs comme ça, alors comment elle peut être au bord du racisme (voir avoir déjà un pied dedans) et moi être si ouverte d'esprit et "tolérante" (même si je n'aime pas trop ce mot) ? Je ne vois pas ce qui a pût se passer... Un jour je me suis dis que c'est peut-être parce que j'ai blogué tôt, dès 11-12 ans, et été confronté à des points de vue différents et tout ça. Et aussi et surtout peut-être parce que j'ai eu de la chance dans ma scolarité. Je veux dire... y'avait beaucoup de gens différents dans mes classes, mais ça c'est dans tous les établissements, du coup ça ne me convint pas. Du coup je ne sais pas.

En tout cas je trouve ça affolant qu'elle puisse sortir des trucs comme ça. Ma mère a dit "oh mais laisses-là, c'est un bébé encore". Je crois que ça n'a rien à voir ; de deux choses l'une : les bébés sont des êtres très tolérants et très ouverts, à trois ans, toi blanche, tu ne vois pas en quoi ta camarade Sénégalaise t'es différente, généralement, et deuxièmement : elle a quinze ans. A quinze ans t'es censé t'être assez développé pour prendre conscience que tu peux faire du snowboard quand tu as un problème aux jambes.

Enfin voilà... Si vous voulez je vends ma soeur pour un centime symbolique (comment ça c'est de la traite d'être humain ?) xD

Source photo (tu vois qu'on peut faire du snowboard avec un "problème à la jambe" !)

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mardi 4 mars 2014

Je suis une blogueuse

Bonjour :)

En principe ça tombe sous le sens mais en commentant un article de Léa je me suis dis que j'allais carrément faire un article (quelle audace !). Dans le sien elle dit qu'elle ne s'était jamais considérée comme une blogueuse avant de recevoir un mail d'une gentille madame lui disant qu'elle était une bonne blogueuse, et du coup elle s'est demandée ce qu'est une blogueuse. D'abord je me suis dit que la question n'avait pas lieu d'être posée : une blogueuse est une femme qui tient un blog. Point. Et puis en fait j'ai réfléchi et je me suis dit qu'en fait si, on pouvait poser la question.

On peut poser la question parce que ces dernières années les blogs ont pris tellement d'importance, les blogueuses (et blogueurs) arrivent à la télé (Le Plus Grand Pâtissier – France 2 ; 66minutes – M6 ; Top Chef, hier – M6 ; etc), gagnent parfois leur vie avec leur blog, font des partenariats avec les marques et même plus : elles sont les nouvelles personnes influentes. Et tout ça a fait du blogueur une espèce de... "mythe", on s'imagine qu'on peut gagner des sous-sous facilement, t'ouvres un blog et hop ! deux heures après t'es Président et tout le monde t'invite sur les plateaux télé... et puis blogueur c'est devenu une tendance. Et vas-y qu'il faut acheter une bougie de telle boutique pour être dans le bon vent, et vas-y qu'il faut acheter tel mascara... (je ne blâme pas, hein ! je suis la première à chercher une recette sur Hellocoton quand je ne sais pas quoi me faire à manger, c'est vous dire ! :P). Alors du coup oui, on peut se poser la question de ce qu'est être blogueur en ce sens qu'il y a tellement de fantasmes autour de ça qu'on peut se dire que si on ne décroche aucun partenariat et qu'on n'a pas 800 visites par jour minimum on n'est pas blogueur (oui, 800 visites minimum : l'autre jour je tombe sur un blog que je ne citerai pas, où y'avait écrit : "mon autre blog dépasse rarement les 800 visites par jour donc il ne faut pas rougir de ses statistiques", heureusement que j'étais assise). Bref.


Mais pour moi blogueur (et blogueuse), ce n'est pas ça. Ce n'est pas gagner beaucoup d'argent, être contacté par les marques, avoir un agent, être suivi quelques jours d'une caméra pour un reportage ou être contacté pour faire partie d'un jury. Ce n'est pas non plus suivre toutes les modes et acheter tout ce qu'il faut acheter pour pouvoir en parler comme tout le monde. Ça va peut-être paraître idiot ce que je m’apprête à dire mais pour moi premièrement à partir du moment où tu as un blog que tu alimentes tu es blogueur et deuxièmement être blogueur c'est partager. C'est tout. Partager ses idées, ses bonnes adresses, une manière de voir la mode, des recettes de cuisines, des photos... partager, c'est tout. Si tu peux organiser un concours avec une marque ou une boutique, que tu peux gagner un peu d'argent en écrivant un article sponsorisé sur un produit que tu aimes vraiment eh bien tant mieux. Mais ce n'est pas ça être blogueur. Parce que si être blogueur c'est vivre de son blog, ou au moins gagner un peu d'argent avec alors je n'en connais pas beaucoup, moi, des blogueurs.

En fait je crois que blogueuse (et blogueur) c'est tellement fantasmé et surtout tellement professionnalisé par le fait que certaines sont invités dans des émissions radios telle que Des Clics et Des Claques sur Europe1 ou travaillent avec des marques de prêt-à-porter (voir Pimkie) qu'on s'imagine que blogueur c'est un métier et que, encore une fois, on n'est pas blogueur si on ne met pas de pubs sur son blog, qu'on ne touche pas de commission quand un lecteur achète quelque chose grâce à nous, et qu'on n'a aucun partenariat avec aucune marque. Mais blogueur à la base ce n'est pas un métier, c'est un passe-temps, une passion, pour certains ça s'est bien fini mais ce n'est pas parce que certains gagnent leur vie avec que c'est devenu une secte. Non. C'est très ouvert au contraire ! Tout le monde peut devenir blogueur/euse, je lis des tas de blogs et ils sont écrits par des blogueuses et des blogueurs, et j'ai l'audace de me considérer comme une blogueuse même si je suis loin des 800 visites par jour ;). Et, si un jour j'ai la chance de gagner ma vie avec mon blog (ce qui n'est pas prêt d'arriver à mon avis) je ne serai pas plus une blogueuse que ma voisine qui aurait un blog plus "modeste".

Qu'est-ce qu'une blogueuse ? Une fille qui tient un blog. Point.


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samedi 1 mars 2014

Ou comment tu fais Inde-Amérique en 1h de train

Bonjour ! :)

Je viens d'apprendre que Sur le chemin de l'école a eu le César du meilleur documentaire (je sais, je débarque) et je suis vraiment trop trop contente. Parce que ce film est génial. J'en avais entendu parler sur Europe1, dans les Carnets du Monde où le réalisateur était invité. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu le film raconte quatre histoires (sur la soixantaine, à ce que j'ai compris, qu'ils avaient reçu), des histoires d'enfants qui vont à l'école, qui mettent entre une et quatre heures, à pied ou a cheval. Et tu suis ses enfants, dans quatre pays différents, qui font la route. Deux poussent leur frère assis sur un fauteuil roulant bricolé, une rejoint ses amies dans les montagnes marocaines, un autre accompagne sa soeur et doit lui montrer comment éviter les éléphants et traverser la savane, et le dernier accompagne sa soeur à cheval (il l'a laissé monter devant mais il ne faut pas le dire à sa mère, alors gardez ça pour vous surtout :P).

Et alors il y a un moment très mignon où l'un des enfants, tout en poussant son frère, lui demande où il veut voyager. Et l'enfant dit qu'il prendra le train pour l'Afrique et y sera en quatre heures, et il ajoute qu'il ira en Amérique dans ce même train et mettra une heure. Il annonce ça avec un enthousiasme naïf tout ce qu'il y a de plus touchant. Mais en même temps ce n'est pas du tout dans le misérabilisme, ce sont juste des histoire, juste des caméras qui suivent des enfants. Et puis comme le réalisateur fait normalement des films animaliers il a l'habitude de cacher les caméras, ce qu'il a fait pour que les enfants les oublient et ne jouent pas. On suit juste des enfants, à aucun moment ils se plaignent, à aucun moment on tombe dans le misérabilisme, c'est juste des histoires d'enfants.


Repenser à ce film m'a fait repenser à ce qu'à dit une des filles de ma classe. Elle se plaint parce qu'elle doit marcher quinze minutes matins et soir. Déjà je trouve que quinze minutes en soi ce n'est pas énorme (moi je mets le double pour rentrer chez moi, dont dix minutes de métro) mais surtout elle n'a pas le droit de se plaindre. Pas quand t'as des enfants qui se lèvent avant l'aube et marchent plus d'une heure et demie pour aller à l'école (et en revenir le soir, forcément). Pas quand toi tu as des trottoirs et pas d'autres dangers que des voitures dont tu peux limiter le risque en empruntant des passages piétons et en te fiant aux feux tricolores (bon, d'accord, y'en a qui fonctionnent pas bien) alors que eux doivent faire un détour en montant sur une colline et chercher les éléphants pour savoir par où passer pour les éviter. En fait je trouve que c'est assez symptomatique de ce qu'il se passe chez nous. L'école c'est une corvée, on s'en fiche d'apprendre, alors qu'à l'autre bout du monde y'en a qui se battent pour ça et qui ne se plaignent même pas, au contraire ils sont contents ! Ils ne demandent que ça ! Ils nous verraient nous ils se diraient que franchement on abuse.

Ce film est très beau et qu'on le veuille ou non il te remet les idées en place bien comme il faut. Je me rappelle que le réalisateur disait qu'ils avaient réussi à trouver des fonds pour payer un nouveau fauteuil au petit handicapé. Eh bien cet enfant il ne l'a pas utilisé tel quel, il l'a tout de suite démonter pour consolider le sien. Et hop, ni vu ni connu ça t'en bouche un coin. Vraiment si vous ne l'avez pas vu, si vos enfants ne l'ont pas vu, si vous êtes profs et que vos élèves (petits ou grands) ne l'ont pas vu, tout ce que je vous conseille c'est d'acheter le DVD quand il sera sortit (parce que j'imagine qu'ils vont en sortir un), parce que ce film c'est quatre belles histoires, touchantes, et c'est aussi une grande claque dans ta gueule.

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